LE MISANTHROPE

LE MISANTHROPE

MOLIERE

 

Mise en scène : Françoise Faucher

 

Comédiens : Pierre Chagnon, Catherine Florent, René Gagnon, Carl Béchard

 

Théâtre Denise Pelletier du 8 au 30 Novembre 2002

 

 

 

 

Le misanthrope, celui qui n’aime pas le genre humain, c’est Alceste. Indigné par l'hypocrisie de la société mondaine et des hommes en général, son cœur a succombé au charme de la jeune Célimène, frivole, coquette et précieuse. Il souhaite lui parler en tête à tête afin de connaître ses sentiments, mais il se retrouve face à d'autres soupirants… Ces derniers excitent sa jalousie et suscitent ses réprobations morales et son comportement paraît de plus en plus extravagant aux yeux de tous. Alceste se décide enfin à rendre visite à Célimène afin de lui demander sa main…

Sa colère contre les hommes et les usages de l'époque le conduit à se retirer de la société, à « chercher sur la terre un endroit écarté » afin de vivre en homme d’honneur.

« Je ne trouve partout que lâche flatterie,

Qu’injustice, intérêt, trahison, fourberie,

Je n’y puis plus tenir, j’enrage et mon dessein

Est de rompre en visière à tout le genre humain »


Ecrite entre 1664 et 1666, Le Misanthrope est jalonnée d'éléments biographiques et sous les traits d’Alceste, on devine l’esquisse du portrait de son auteur.  La structure de la pièce est simple : deux amis Alceste et Philinte s’entretiennent sur le comportement à adopter en société, et le défi dramaturgique est de taille : comment maintenir sur scène un personnage qui veut fuir les autres?

Jamais Molière n’a poussé si loin l’analyse d’un caractère. Les personnages entourant Alceste et les rebondissements de l’intrigue ont pour unique fin de mettre en valeur un trait de caractère singulier d’Alceste. 

 

Dans un décor simple et épuré, les acteurs, sobrement vêtus, déambulent avec aisance et légèreté autour du charismatique Alceste –Pierre Chagnon- à la voix mémorable et de la gracieuse Célimène –Catherine Florent, piliers de la pièce. Sans oublier Philinte, le tempéré, - René Gagnon-, Oronte, le poète amateur ridicule –Carl Béchard et les autres. Un agréable moment sans surprise…

 

Anne-Caroline Crespel

Club-Culture