

LATITUDES CROISÉES
Spectacle gestuel, co-production
d’Omnibus (Québec), du Teatro Linea de Sombra (Mexique) et du Théâtre du
Mouvement (France).
Conception dramaturgique :
Francine Alepin, Yves Marc et Jorge A. Vargas.
Mise en scène : Francine Alepin.
Interprétation : Géraldine Berger,
Silvia Cimino, Eden Coronado, Philippe Delon, Élyse Désilets, Alicia Laguna,
Jacques E. Le Blanc, Christian Leblanc, Yves Marc, Tamar Tembeck et Jorge
A.Vargas.
Spectacle présenté du 15 au 19 octobre à
20h00, dans le cadre du festival « Les voies du mime » une initiative
du théâtre Omnibus et de l’École de mime de Montréal. À l’Espace Libre, du 23
septembre au 19 octobre 2002.
Réunis en croisière sur un transatlantique, onze personnages de cultures et de pays différents se retrouvent confrontés aux particularités sociales des gens qui partagent leur voyage, tout comme à leurs propres contradictions. On y voit donc défiler ces êtres torturés et déchirés, qui s’affirment abondamment tout en cherchant un sens à leurs gestes, souvent à travers l’œil de l’autre.
Autant je disais, en parlant de la production précédente de ce festival, Le chant perdu des petits riens, qu’elle était facile d’accès et drôle et réussie, autant celle-ci m’a semblé pratiquement impossible à comprendre. L’idée de départ de nous montrer des personnages étrangers sur un même navire paraissait intéressante et particulièrement représentative de cette production réunissant des gens de différents pays qui se sont « embarqués dans le même bateau » pour monter ce spectacle.
Mais on en ressort avec l’impression que le mime, c’est un peu n’importe quoi tellement aucune trame dramatique n’y est présente. Le contenu est très difficile à déchiffrer : oui on perçoit bien que ces personnages sont troublés et que leur cohabitation est tout sauf facile. Oui, on sent une recherche esthétique qui installe par moment une ambiance onirique qui fonctionne assez bien. Oui, on peut voir que ces interprètes maîtrisent bien le mouvement. Mais tout ça dans quel but ? C’est ce qu’on se demande tout au long du spectacle. Parce qu’au fond, rien n’amuse vraiment, rien ne nous touche vraiment et rien ne nous éblouit vraiment. Donc, on se demande quels sont le propos et l’objectif profond de cette démonstration? Je n’ai malheureusement pas trouvé de réponse. Dommage, j’aurais bien aimé comprendre un peu plus où s’en allait ce spectacle où le mime, langage corporel qui n’est pas vraiment du théâtre, ni de la danse, nous paraît encore une fois se trouver dans le flou.
Pascale Canicchio
Club Culture