

Auteur :
David Auburn
Mise
en scène :Monique Duceppe
Traduction :
Benoît Girard
Distribution :
Marie-Hélène Thibault,
Benoît Girard, Marie Michaud, Daniel Thomas
« Si une femme a du génie, on dit qu’elle est
folle.
Si un homme est fou, on dit qu’il a du génie » Louky Bersianik.
La
pièce se déroule dans une maison bourgeoise, à Chicago. Une fille et son père
discutent sur la terrasse attenante dans le douceur d’un soir d’été. Catherine
souffle sa vingt cinquième bougie. Son père, brillant mathématicien avait
presque oublié…Elle s’ennivre de champagne et continue de parler… seule. Oui,
Catherine est seule, confuse, déprimée, hantée par le souvenir de son père
récemment happé par la vie. Brillante, elle l’est aussi mais a sacrifié ses
études et sa vie pour veiller sur son père malade. Dévouée, elle l’a accompagné
tout au long de sa maladie jusqu’à ce jour. Mais l’heure est aux funérailles et
Claire, la sœur exhubérante débarque tout droit de New-York, décidée à ramener
Catherine sous son aile. Quant à Harold, alias Hal, un ancien élève du
scientifique génial, il espère trouver dans les carnets griffonnées de Robert
quelque découverte importante. Jusqu’à
ce qu’il ouvre le dernier tiroir de son bureau et y découvre un mystérieux
cahier…
La
résolution du problème qu’il recèle est révolutionnaire, il s’agit peut-être
d’un nouveau théorème mathématique, mais qui en est l’auteur? C’est de cette
preuve dont il est question et qui sert de fil conducteur à la pièce de David
Auburn…
Folie
ou génie? Catherine a-t-elle hérité du génie de son père et est-elle vouée à la
même destinée que lui?
Dans
un décor simple et soigné, Monique Duceppe met en scène quatre comédiens
talentueux. On soulignera l’énergie et la justesse de Marie-Hélène Thibault,
dans le rôle de la mystérieuse et cynique Catherine.
Du
théâtre grand public…
Anne-Caroline
Crespel