Léonardo ...

Le petit peuple de la brume

par le Théâtre du Papyrus de Belgique

Avec Bernard Chemin, Gaëlle Clark, Denis M’Punga, Jérôme Lagrange, présenté par Les Coups de théâtre en collaboration avec Le Carrefour international de théâtre de Québec et Les Gros Becs de Québec. À l’Usine C du 23 au 26 mai 2002, pour les 4 à 8 ans.

 

En attendant la septième édition des Coups de théâtre qui se tiendra du 18 novembre au 1er décembre 2002, la direction du festival vous invite à découvrir deux spectacles européens destinés aux jeunes publics: Le petit peuple de la brume  (en français) du 23 au 26 mai et A Sonatina (en anglais) du 30 mai au 2 juin.

C’est d’abord à une expérience sensorielle que nous convient les créateurs du magnifique spectacle Le petit peuple de la brume. Les comédiens nous accueillent en musique, près de l’âtre, comme pour une veillée de contes. Mais plus que simplement nous raconter une histoire, on nous la fait vivre. Cette histoire se passe dans la cheminée et c’est par là que nous entrons tous, en quête du petit peuple de la brume.

On pénètre alors dans un univers étrange et apparemment hostile. Un décor aride, sombre, fait de sable, de bois brulés, de pierres et de fumée. Et à travers cette désolation, nous découvrons, émerveillés, un peuple renaissant de ses cendres. De petits personnages pas plus haut que deux pommes vivent dans des trous pour se protéger du froid glacial qui règne à la surface depuis que leur village incendié est maintenant couvert de brume et privé des rayons du soleil. Ces petites marionnettes prennent vie de façon magique, grâce aux mains et aux voix complices des trois comédiens. Hypnotisés, nous cherchons à comprendre ce qui s’est passé. Le dragon du lac a-t-il quelque chose à voir dans cet incendie? Peut-on maîtriser sa colère et son feu intérieur? Gamin, l’enfant taquin du peuple, réussira à apprivoiser le dragon. Celui-ci donnera son feu, en le contrôlant cette fois, afin de sauver Gamin d’une mort certaine.

Un spectacle d’une poésie rare, rempli d’influences multiculturelles, tant chez les comédiens que dans la musique, arabe, écossaise, africaine. Cette expérience très intense laisse des marques. En ces temps de tourmente, de guerre et d’hostilité, il est bon de voir que de la destruction, la vie peut renaître et s’éveiller à nouveau. Les enfants ne ressentent pas le poids de toutes ces références, ils s’amusent, rient, mais sont aussi touchés par la vie et l’espoir qui se dégage du spectacle.

Et les clochettes teintent, le rire des enfants aussi. En sortant de la cheminée, il nous reste à constater que la vie triomphe, chaude comme une flamme!

 

Sylvie Rheault
Club Culture