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ALAIN LEFÈVRE

(piano)

Orchestre Symphonique de Québec

Sous la direction de Yoav Talmi

 

Analekta

AN 2 9814

 

Concerto de Québec d’André Mathieu

Allegro moderato

Andante

Allegro con brio

 

Concerto de Varsovie de Richard Addnsell

 

Concerto en fa de George Gershwin

Allegro

Adagio – Andante con moto

Allegro agitato

 

Alain Lefèvre nous fait un cadeau en revisitant André Mathieu et son Concerto de Québec….Une œuvre surprenante et riche !

(1929 – 1968) André Mathieu, surnommé « Mozart québécois » a commencé à composer dès l’âge de quatre ans et il émerveillait le public par sa virtuosité et ses prouesses.  À six ans, au Ritz Carlton de Montréal, sur les ondes de Radio-Canada à l’âge de 7 ans, jouant son Concertino no1 avec orchestre, à la même année à Paris, à New York à dix ans….Rachmaninov le déclare pour sa part « un génie, à plus juste titre que moi. »  Il est mort dans l’oubli et la misère la plus complète en 1968.

 

Son concerto fait preuve d’une sensibilité, d’un romantisme et de passion mais faute de formation plus poussée, son œuvre dégage un certain charme et fait parfois entendre une voix originale mais un théoricien de la musique ne manque pas de critiquer sa construction épisodique et ses faiblesses formelles…..Pour Alain Lefèvre lui, il le prend comme un « diamant brut »….Ses œuvres ne sont toujours pas cataloguées convenablement et une grande partie de sa vie demeure dans l’ombre……

 

Pour fin d’interprétation, Alain Lefèvre a passé au moins une dizaine d’années  à étudier, retracer, corriger, comparer – même la distribution du matériel entre le soliste et l’orchestre pour en venir à une édition fidèle.

Le Concerto de Québec fut terminé par Mathieu en 1943, juste avant son quatorzième anniversaire…..la beauté de ce concerto repose sur les références stylistes de Rachmaninov, des incursions dans l’approche moderne et un mouvement typiquement évocateur – folklorique et dansant dans le rondo.

 

Compositeur pour la radio et le cinéma, le Concerto de Varsovie de Richard Addinsell, une œuvre hommage en mémoire de la Pologne lors du sac par les nazis.  Typiquement romantique et troublante, l’œuvre complexe possèdent de grandes envolées, des harmonies douces et sensuelles.  L’entrée est triomphale, pleine et saisissante avec l’Orchestre.

 

Quant au Concerto de Gershwin, il n’a plus besoin d’introduction.  Juste son nom évoque un style, un rythme et une image qui lui appartient.

 

L’interprétation d’Alain Lefèvre est éclatante.  Chaque note, chaque atmosphère, chaque phrasé reflète l’émotion de l’interprète.  Certainement, un choix minutieux du pianiste pour illustrer le romantisme le plus pur, le plus profond et le plus évocateur.

Si, Alain Lefèvre à choisi ces trois œuvres et principalement le Concerto de Québec, c’est que sa passion pour la musique est toujours vivante !

 

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Bonne écoute !

Francine Charrette

Club-Culture