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LES CAHIERS D’UN SINGE

René Flageole

 

 

GSI Musique

GSIC-904

 

Les cahiers d’un singe /  J’suis un loup /  Myriam /  C’est l’apocalypse /  Dans mon livre à moi /  Le colis /  Cendrillon /  Mes galères /  Au plus mal /  Roman

 

 

De beaux textes, appuyés par des musiques aux textures aériennes, aux allures « world Beat », des harmonies agréables.  Il est entouré de Guy Dubuc (synthétiseurs), Marc Lessard (batterie – effets électroniques –programmation), Jean-François Houle (basse), Marc Pérusse (guitares, batterie, basse), Andréanne Alain (piano) et Jonathan Painchaud (voix).

 

René Flageole :  guitariste, compositeur, chanteur – interprète.

 

« J’suis un loup » - un fond de batterie en continu comme le battement d’un cœur. 

 

Textes allégoriques, mots symboliques, René Flageole est poète avant tout.  Amant des classiques comme Rimbaud, Verlaine, Nelligan et bien d’autres, il a baigné dans la culture musicale des « Séguin -Piché- Lelièvre – Harmonium – Plamondon - Cousineau).  Dans toutes ses chansons, nous retraçons ces signatures, loin d’être négatives, elles traduisent l’importance de nos racines culturelles, de notre personnalité, de notre univers musical qui nous entoure et qui nous inspire depuis notre enfance.

 

En majeure partie, des compositions originales :  paroles et musiques de René Flageole.  Quelques unes en collaboration avec Jean-François Houle et Denis Cardinal.  Il ferme la boucle avec « Roman » - paroles d’Arthur Rimbaud et une musique de Léo Ferré.

 

« Le colis » - sur une musique de vacance de bord de mer – douce comme la brise, berçante comme les vagues……

 

« Mes galères » et « Les cahiers d’un singe » ont des fils conducteurs menant à Richard Seguin, des lignes de violon d’Harmonium…..tellement évidentes qu’elles ne passent pas inaperçues.

 

Ballades, complaintes, romances, René Flageole est définitivement un tendre au cœur fragile.  Il semble aimer l’amour, rêver d’un idéal inaccessible...

« C’est l’apocalypse » - un clin d’œil à la ville, aux automates, à l’errance et à la solitude.

Il possède une voix douce et belle, une écriture poétique, il utilise des mots qui ont le rythme de sa musique.  Agréable à écouter.

Il dit :  « j’ai perdu aux jeux du hasard mais j’ai gagné au jeu de patience… »

Il n’est pas chanteur « pop », il n’est pas « rocker », c’est un chanteur à texte.  La musique est importante mais elle est un complément au texte – en second plan.

Tendre-timide - dans « Myriam » -, la tristesse d’une amour morte conjuguée dans l’alcool ne peut cicatriser la déchirure, son souvenir demeure.

Dans son livre à lui, le vent essouffle ses mots, il tourne en rond à bout de souffle des poursuites….c’est dire qu’il en fait trop !

 

Cet album explore l’érotisme, le désir, les échanges amoureux, le rêve déçu, le doute…en fait, tout ce qui relie un cœur à un autre.  Il termine son voyage par une chanson renouvelée :  « Roman », sur un poème d’Arthur Raimbaud, une musique de Léo Ferré.

« Vous êtes amoureux, vos sonnets la font rire, puis l’adorée un soir a daigné vous écrire, on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans…. »

Une magnifique interprétation et un choix judicieux !

René Flageole, pour ceux et celles qui aiment la chanson poétique, une voix agréable et des musiques bien tournées !

 

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Bonne écoute !

Francine Charrette

Club-Culture