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FRITZ KREISLEr

FRITZ KREISLEr

 

Analekta

Au violon :  James Ehnes

Au piano :  Eduard Laurel

FL2 3159

 

Variations sur un thème de Corelli, dans le style de Giuseppe Tartini

Praeludium & Allegro dans le style de Gaetano Pugnani

La Précieuse dans le style de Louis Couperin

Sicilienne & Rigaudon dans le style de François Francoeur

Le trille du Diable (Tartini-Kreisler)

Recitativo & Scherzo pour violon seul

 

Fritz Kreisler (1875-1962

 

En tant que chambriste, M. Ehnes joue souvent en trio avec le violoncelliste Jan Vogler et le pianiste Louis Lortie, et a collaboré avec des artistes tels que Leif Ove Andsnes, Louis Lortie et Yo-Yo-Ma.  Il s’est produit avec des chefs de grande réputation, participé à plusieurs grands événements et Festivals.  D’ailleurs, sa discographie est imposante.  En Janvier 2002, il a été nommé « Jeune artiste de l’année » aux prix internationaux du disque classique de Cannes pour son enreistrement des six sonates et partitas pour violon seul (Analekta), disque qui se mérita aussi le prix Juno 2001 pour « Meilleur album Classique ».

 

Ceci dit, Eduard Laurel est un pianiste accompagnateur de réputation ainsi qu’un professeur émérite.  Reconnu comme un « chambriste de premier plan » par le New York Times et le Strad l’a encensé pour son « superbe pianisme ».

 

En tant que violoniste concertiste ou chambriste, James Ehnes n’a rien à envier aux Menuhin, Perlman ou autres.  Il est véritablement un jeune violoniste exceptionnel, si l’on en juge par son parcours. 

Aujourd’hui, Ehnes et Laurel nous font redécouvrir Fritz Kreisler – l’inoubliable, le gentleman, le génie précurseur de tous les violonistes depuis le XXième siècle.  Il a également été reconnu pour sa technique incomparable pour la main gauche et sa sonorité pure et chaude.  Son talent, il l’a mis au service de la musique.

 

En 1910 (Montréal)- 1949- (Winnipeg et Manitoba)

 

James Ehnes nous offre avec beaucoup de candeur et d’enthousiasme des œuvres qui témoignent de son talent et de sa versatilité.  Tantôt fluide, tantôt lyrique, il conserve une tenue impeccable, du début à la fin.  Dans les variations sur un thème de Tartini, l’allegro est vif et le Praeludium sensible et expressif.  Un duo qui confirme sa supériorité au plan de la richesse de timbre et une liberté d’expression mettant en valeur la mélodie.  « Sicilienne et Rigaudon » sont interprétées de façon authentique et d’une grande pureté.  James Ehnes respecte l’esprit des œuvres choisies tout en y imprimant une marque personnelle. 

 

Ce disque mérite notre admiration pour la qualité sonore, un délié remarquable, une articulation et une énergie débordante.  Il rend un vibrant hommage à Kreisler en y insérant un humour indéniable, une amplitude si nécessaire, un vibrato sans oublier la « brillance » du rubato si chères à Kreisler.

 

Savourez la finesse et l’élégance du « Caprice viennois » - charmant et irrésistible -, appréciez « Liebesleid » très romantique avec des glissandos délicieux, la gracilité de « Schön Rosmarin » une valse jouée avec délicatesse - un pizzicato éclatant. 

« Recitativo & Scherzo » pour violon seul – séduction et esthétisme – L’interprétation de Ehnes illustre à merveille sa palette sonore et sa tessiture.

 

Pour conclure, James Ehnes et Eduard Laurel sont à découvrir !

À souligner :  dans le magazine « Diapason » du mois de novembre 2002, le disque est coté 8/10 et la critique est élogieuse .

 

Bonne écoute !

Francine Charrette

Club-Culture