
Janvier –
Février 2005
Vol.26, no
4
Pages 5 à
12
Nouvelles :
Marie
Anésie Harerimana dirige le Centre de ressources et d’interventions en santé et
sexualité. Un centre qui soutient
environ 200 femmes vivant avec le VIH.
À
lire : « Dans l’enfer des
tournantes » Éditions Denoël 2002.
Elle s’est éteinte le 7 septembre dernier à Paris. Elle avait 31 ans. Elle avait survécu à trois viols collectifs, à un procès
humiliant, reniée par ses parents et sa communauté.
34, c’est
le rang du Canada au palmarès mondial de la parité en politique.
Au Niger,
seulement 2,8% des ménages possèdent des toilettes à chasse d’eau. Le taux de mortalité maternelle est le plus
élevé au monde et 40% des bébés naissent avec un faible poids. L’eau contaminée tue.
Des pères
contre les meurtriers. Ils fondent
l’Association des Familles de Personnes Assassinées ou Disparues. Tél : (819) 570 – 0640 ou afvacq@hotmail.com
Ùne
entrevue éclair sur l’équité salariale en compagnie de Rosette Côté, présidente
de la Commission de l’équité salariale.
Cap sur les
élections 2005 – élections municipales qui se tiendront en novembre 2005. L’occasion est belle pour augmenter le
nombre de candidates et d’élues aux élections.
Pour en savoir plus dans votre région : www.umq.qc.ca ou encore www.femmes-politique-et-democratie.com.
Pages 13 à
15
Recherches :
Le vrai
visage des « prostitueurs ».
Qui sont
les hommes qui fréquentent les prostituées ?
Très peu ont osé poser cette question voire même en faire une étude
sérieuse.
Deux
grandes enquêtes lèvent enfin le voile, l’une en France, l’autre au
Québec. Ce sont le sociologue français Saïd
Bouamama et Rose Dufour du Québec qui ont mené chacun de leur côté leur
enquête. Un article à lire absolument.
La
féminisation de la médecine aura des conséquences majeures sur le système de
santé. Leur part a augmenté pour toutes
les tranches d’âge, les deux tiers des médecins âgés de moins de 34 ans sont
des femmes. Tous âges confondus, les
femmes médecins, spécialistes ou omnipraticiennes, travaillent environ 7 heures
de moins par semaine que leurs collègues masculins (46 heures contre 53).
Pages 16 à
30
Radio-Canada
! Quand les hommes valent plus. La
journaliste Anne Panasuk, de l’émission « Zone Libre », en a ras le
bol des inégalités salariales entre les hommes et les femmes à la Société Radio-Canada. Le salaire de base est le même pour les
hommes et les femmes. L’écart salarial
provient des « suppléments, qui représentent parfois 20, 30, 40, voire
100% du salaire, explique Alexandra Szacka, également journaliste à « Zone
Libre ». Et là les différences
sont énormes. Ces suppléments sont
attribués de façon arbitraire.
La
rectification de l’ensemble des écarts salariaux devrait être effectuée d’ici
2007, sans rétroactivité. Voilà un
autre sujet d’inquiétude pour les femmes journalistes. Michel Hamelin insiste pour dire
qu’actuellement, les discussions du comité paritaire portent essentiellement
sur les rémunérations additionnelles.
Il y a 20 ans, le Syndicat des journalistes de Radio-Canada vivait à peu
près le même scénario qu’aujourd’hui.
Le
billet de Diane Lavallée :
Égalité
entre les sexes, de nouveaux engagements : un même objectif.
Dossier : construire l’égalité des sexes :
Les lois
progressent, la réalité résiste. Les
femmes sont encore minoritaires dans les lieux du pouvoir économique, politique
ou social…..et majoritaires parmi les victimes de violence et de pauvreté. Le CSF recommande au gouvernement d’adopter
une triple approche : poursuivre
les actions visant les femmes, la seconde transversale – garantir que les
politiques publiques aillent dans le sens de l’égalité et le Conseil suggère
d’ajouter une approche sociétale, celle de faire de l’égalité un enjeu social
en mobilisant plus largement les hommes et les acteurs sociaux.
Le
chercheur torontois Michael Kaufman est convaincu que le plus sûr moyen de
courir à l’échec est de ne pas impliquer les hommes, dans la lutte. Faire appel à la responsabilité, adapter les
approches selon les groupes d’âge etc.
Des
opinions diversifiées et intéressantes de : Francine Descarries, Yannick Demers, Danielle Giguère,
Marie-Josée Béchard, Catherine Boucher et Françoise David, Christine Fréchette,
l’éditorialiste Josée Boileau, Anne-Marie Trudel et bien d’autres. En 2003, 9 personnalités masculines du
Nouveau-Brunswick, dont le lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson et le
Premier Ministre Bernard Lord, se déclaraient solidaires avec une affiche-choc.
Pages 31 à
43
Le
monde – Réconcilier l’islam et les femmes :
Mauritanie
– entretien avec Aïssata Kane. Elle
porte le hidjab et habite une république islamique où s’applique la
charia. Elle est la première femme
ministre de la Mauritanie.
Grand-mère
de neuf petits-enfants. Aujourd’hui
présidente de l’Association internationale des femmes francophones, cette
ancienne journaliste féministe a été la première Mauritanienne nommée ministre
en 1975.
Une
entrevue riche et révélatrice.
Le portrait
des femmes, des castes, de l’esclavage et des classes privilégiées.
Suggestions
de lecture, théâtre, danse, expositions etc.
À
lire : « Rose sous les
canons » d’Angélyne Vallée chez « Le Dauphin Blanc ». Elle raconte son histoire d’amour avec un
prêtre catholique.
À
signaler : « La dernière
croisade » de Barbara Victor chez Plon.
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Pour
Club-Culture