
CAHIERS DU CINÉMA
Octobre 2000
Prix : 8,50$
Pages 14 à 21
Un événement cinématographique : " La Prisonnière" de Proust. Le film de Chantal Akerman " La Captive " y parvient en retrouvant les accents du cinéma moderne des années 70. Un homme aime maladivement une femme….
Comment filmer cette pensée ? Comment donner forme à un film sur l’obsession ? Comment faire avancer quand même un récit malgré l’impératif de la répétition ?
En décrivant l’obsession, en donnant à voir et à comprendre toutes les facettes de l’obsession, en impliquant le spectateur dans ce jeu du regard, l’envoûtement alors, vient de là.
Pages 23 à 29
Repérages
Chine et Portugal réveillent la Mostra. Concencus autour du " Cercle, Lion d’or de la 57e Mostra. Le premier film de Claudia Tomaz a reçu le prix de la Semaine de la critique.
Le vidéo et le documentaire.
Pages 30 à 37
Hommage : Jack Nitzsche mort le 27 août à l’âge de 63 ans. On lui doit quelques bandes-son décisives : " Performance ", " L’Exorciste ", " Blue Collar ", " Vol au-dessus d’un nid de coucous…) " The Lonely Surfer " est le titre d’un de ses rares albums solos.
" Les Glaneuses ", d’Agnès Varda raconte la genèse d’un succès.
Livre : deux textes de l’écrivain allemand, Klaus Theweleit. " Un plus un ".
Pages 40 à 46
Les tournages : nouveaux films de Yves Caumon, Benoît Jacquot, Martin Scorcese, Jacques Rivette, Nicolas Cage et Meryl Streep dans un nouveau film de Spike Jonze et le prochain film de Andrew Niccol " Simone ".
Sollers rend hommage à Debord (filmographie).
Le lecteur DVD, justice pour James Bond.
Pages 48 à 55
L’après-numérique du cinéma, films clé dès les années 1970.
Le digital, le documentaire, le film et une réplique " Histoires de visages " sur le film " La Captive " : comment l’indifférence énigmatique du visage féminin rencontre l’esthétique de l’âge moderne.
Pages 57 à 74
Un entretien avec Maurice Pialat, 75 ans. Une grande leçon de cinéma : il analyse, sans illusions, ce qu’il laisse au cinéma et parle de ses prochains films.
Il n’a pas tourné depuis presque 10 ans.
Pages 76 à 88
Le cinéma retrouvé : celui de Tod Browning. Histoire de donner à son cinéma, la place qui lui revient auprès des grands : un style et un genre unique, exceptionnel comme nul autre, où l’inhumanité d’un monde et la socialisation des sentiments ordinaires engendre des monstres.
Les films de Browning appartiennent à des contrées lointaines, celles du corps, de l’affect et du sacrifice. C’est peut-être avec ces peuples muets, les cannibales de Zanzibar, les monstres de Freaks, que Browning atteint finalement à la plus pure expression de l’affect. Une synthèse plus que parfaite de ce que le cinéma muet a été.
Pages 90 à 114
" Esther Kahn " (Summer Phoenix) d’Arnaud Desplechin.
Le propos du film, le jeu et la performance de Summer Phoenix, dirigée par Arnaud Desplechin.
" Virgin Suicides " de Sofia Coppola
l’histoire des cinq sœurs Lisbon, filles du prof de maths (James Woods : personnage bouleversant) et sa bigote d’épouse (Kathleen Turner), cinq nymphes blondes, très charnelles et inaccessibles.
" Dancer in the Dark " de Lars Von Trier, " Suzhou River " de Lou Ye, " Tigre et Dragon "d’Ang Lee, " Lumumba " de Raoul Peck (une fiction élégante fondée sur des faits réels : les derniers mois de la vie du héros de l’indépendance Congolaise, assassiné en 1961 sur les ordres de Mobutu).
" Fast Food, Fast Women ", d’Amos Follek, une comédie sur l’amour, les célibataires et le vieillissement.
" Les Rivières Pourpres "de Mathieu Kassovitz, le polar tant attendu où jouent Vincent Cassel et Jean Reno.
" La Noce ", " Le Petit Homme ", " Le Monde à l’envers ", une quantité de films à l’affiche dont vous ne connaissez pas le réalisateur ou les interprètes. Ce cahier est l’occasion de vous informer et de vous familiariser.
Chacun de ces films est très bien détaillé : le contenu, l’histoire, le jeu des comédiens, le réalisateur, les images, la technique etc…
Bonne lecture !
Francine Charrette
Club-Culture