
(JUILLET
– AOÛT 2001)
Prix : 8,50$
Pages
8 à 14
Produire
des films sans intervention des chaînes :
avec leur nouveau label « Les films Pirates », Humbert Balsan,
Paulo Branco et Gilles Sandoz veulent s’affranchir de la tutelle financière des
télévisions. Un pari audacieux.
Leur
vision : travailler ensemble sur
des petits films.
Pages
17 à 19
Le
Liban et le cinéma contre l’amnésie.
Après
dix années de guerre, les cinéastes tentent d’affronter le passé sans moyens ni
public. Un Liban marqué par la violence
et l’extrémisme. Pour l’instant, ceux
qui veulent à tout prix faire des films s’expriment en vidéo. Faute de débouchés dans le cinéma, la
plupart des étudiants se dirigent pour l’instant vers la télévision ou la
publicité, un domaine dans lequel les Libanais se sont taillés une réputation.
Après
le bruit des guerres, le bruit des bulldozers et une nouvelle génération de
cinéastes.
Pages
20 à 29
Hommage
à Suzanne Schiffman, elle fut scripte, puis scénariste, puis réalisatrice….et plus
encore. Auprès de François Truffaut,
Suzanne Schiffman n’était pas la cinquième roue du carrosse. Une filmographie, des dates charnières entre
1959 et 2001.
Le
sort d’un film. Même lieu, mêmes
décors, mêmes acteurs. Le tournage
d’une trilogie inédite. Trois films,
trois histoires et une quatrième qui mérite autant d’attention. Lucas Belvaux est l’unique scénariste et
réalisateur d’Un couple épatant, de Cavale et d’Après la vie, un genre
nouveau. Chaque épisode se tourne au
même moment, dans les mêmes décors, avec les mêmes acteurs.
Une
rencontre…trente années de vie filmées par l’un des pionniers du cinéma
expérimental New-Yorkais….
Repérages : le Festival coréen de Chonju, une très
remarquable sélection de films venus d’Asie.
Le Festival International du film d’animation à Annecy. Plus de 1 000 films qu’a présentés le
dernier Festival, panorama annuel presque exhaustif des tendances de
l’animation mondiale. L’effet de
sidération 3D passé, ce sont les idées qui importent.
Métiers : mixage de dialogues, bruitage, rencontre
avec un orfèvre du son en compagnie de Dominique Hennequin.
Pages
30 et 31
Les
livres : onze scénarios dans les
« Œuvres cinématographiques complètes » de l’auteur du
« Sacrifice », « Stalker », et « Nostalghia ».
Nick
Toshes a écrit sur la vie de Dean Martin.
On
tourne : Philppe Ramos tournera
son premier long métrage, « Adieu pays ». Olivier Assayas débute son prochain tournage « Demon
lover ». Gordon Chan réalisera le
prochain film avec Jackie Chan et fin de tournage pour le prochain film de
Philippe Garrel « Sauvage innocence », où il sera question de drogue.
Pages
36 à 38
Répliques : « La politique des auteurs, ce qu’il en
reste » par Jacques Rancière.
Pages
40 à 49
Un
spécial ROHMER : « L’Anglaise
et le Duc » revisite la Révolution française du point de vue des
royalistes. Décors peints et numérique.
Pour
Marc Fumaroli, historien de la littérature, ce film est plus qu’une simple
reconstitution historique : Rohmer
propose, à travers son film, une phénoménologie de la première Terreur moderne
en laissant le soin au spectateur d’en tirer les conclusions sur la nature
politique de la liberté.
Ce
film a été banni de la sélection française au Festival de Cannes.
Pages
50 à 61
Spécial
DOSSIER en compagnie d’Eric Rohmer. Il
voulait que la réalité devienne tableau.
Selon Eric Rohmer, sa lecture des Mémoires de Grace Elliott l’ont poussé
plus loin dans ses recherches et il a toujours des doutes sur l’authenticité de
ce récit. Les événements sont
authentiques grâce aux archives. Est-ce
que le livre de 1859 (écrit par elle dit-on) a bien été écrit par Grace car
elle ne l’avait pas terminé. Elle est
morte en 1823. On dit qu’elle l’aurait
écrit entre 1800 et 1803 sur la demande du roi d’Angleterre.
« On
n’a rien fait qui commémore les événements de 1789 à 1794. On a peur de parler de la Terreur. Et bien voilà, moi j’ai pas peur… ».
Pages
62 à 65
La
mini-DVD, le numérique trouve une nouvelle dimension. En compagnie de Agnès Varda, Alain Cavalier et Raymond Depardon,
une chef opérateur, Caroline Champetier, le délégué artistique du Festival de
Cannes, Thierry Frémaux et Thierry Jousse confrontent leurs points de vue lors
d’une table ronde.
Pages
66 à 75
Autodidacte,
Alfred Hitchcock aime la peinture de Paul Klee et les caricaturistes
anglais. A partir de 1940, les deux
maisons qu’il possédait se remplirent de tableaux, gravures, eaux fortes. Bill Krohn, correspondant aux Etats-Unis,
vous les fait visiter pièce par pièce.
Il découvre d’autres parallèles entre les toiles du maître, ses
films….et le fantôme de Jack l’Éventreur.
Pages
76 à 92
Le
cahier critique. « Trouble Every
Day » épluché par Jean-Sébastien Chauvin, « Shrek » d’Andrew
Adamson et de Vicky Jenson par Charles Tesson, aborde le numérique, une
dimension nouvelle, une délicieuse parodie de conte pour enfants.
Des
critiques d’une foule de films.
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture