CAHIERS DU CINÉMA

CAHIERS DU CINÉMA

No. 577

Mars 2003

 

 

Pages 8 à 16

Bloc Notes :  la mort de Maurice Pialat, le cinéaste réfractaire Pasolini, John McCabe – le western de Robert Altman qui vient d’être réédité par les studios Action.

 

Enquête sur le cinéma américain :  le cinéma américain tourne à plein régime.  Les acteurs les plus actifs, le rôle de la télévision et les réalisateurs….

 

Pages 18 à 34

Un entretien avec John McTiernan, un cinéaste accompli.  Son dernier film – « Basic » avec Travolta.

 

Steven Soderbergh :  l’histoire de « Solaris » et de son échec américain.  « Les films sont trop durs à réaliser pour ne pas être amoureux de votre sujet.  Je ne vois pas commet travailler autrement. »

 

Rencontre avec Ron Shelton, le cinéaste à films à budget moyen et Bockbusters….Un cinéaste qui a connu les combats et les patrons.  Aujourd’hui, au lieu d’une entreprise consacrée à la fabrication de films, on a un groupe dont 2% du budget vont au cinéma.  On ne sait plus qui dirige quoi, où oui ne veut pas dire oui, non ne veut pas dire non. »

 

Rencontre avec Johathan Mostow.  En sept ans, il est passé de la série B à Terminator 3.  À paraître cet été.

Dix ans après le premier film, le projet relève de l’histoire et de la mise en scène, habitué des effets spéciaux.

 

Pages 36 à 41

Analyses :  Années 80 :  que reste-t-il d’une génération contemporaine de la restauration idéologique et esthétique d’Hollywood après vingt ans de crise ?

L’axe Spielberg-Michael Mann – James Cameron et John McTiernan, Jerry Bruckheimer, Tim Burton, Kevin Reynolds (Naissance de nouvelles formes, le début d’une vaste mutation des images et leur récupération lente et douloureuse par un système qui s’affranchit peu à peu de la pensée et de l’idéologie dominante.

Les années 90 :  le comique reste un des terreaux les plus féconds du cinéma américain.

Les années 2000 :  comment Spielberg est entré dans son âge scepticisme et est devenu en trois films un des cinéastes qui nous importent le plus.  L’ordre rationnel et irrationnel, le sacré et la foi inébranlable que Spielberg entretient dans ses films (images). 

 

Pages 42 à 55

Trois cinéastes majeurs du moment, Todd Haynes, Gus Van Sant et Larry Clark.  Ils ont en commun de travailler en dehors des studios et d’avoir fait les belles heures de Sundance.

Le cinéma indépendant :  le point.

Rencontre avec le chef opérateur de « Loin du paradis », « Erin Brockovitch », également coréalisateur de « Ken Park » un hommage rendu à Ed Lachman.

 

Une rencontre avec Tod Haynes.  « Aujourd’hui, faire un film dont le sujet serait une femme, sans Julia Roberts, est considéré comme un risque financier énorme ».  Son dernier film un succès éclatant « Loin du Paradis ».

 

Rencontre avec Larry Clark « Ken Park » - un film qui commence par la mort et remonte vers un paradis plein de plaisirs furtifs, hanté par l’image et de sa chute…

 

Rencontre avec Gus Van Sant. « Aujourd’hui, j’ai envie de réaliser des films dans mon garage. »  Le cinéaste le plus imprévisible du moment.  Son dernier film :  « Elephant »

 

Un article fort intéressant sur les difficultés que doivent affronter les producteurs indépendants, une espèce en voie de disparition ?

 

Pages 56 à 63

Critiques – analyses :

« Loin du Paradis » de Todd Haynes.  Les années 50, un décor social et naturel, filmé avec mélancolie.  Une période où la société de consommation est florissante.  Incluant une fiche technique complète et une courte rencontre avec Dennis Haysbert.

Cathy tombe amoureuse du jardinier, Raymond interprété par Dennis Haysert.

 

« Les Lois de l’attraction » de Roger Avary – un teen movie proche de Pulp Fiction.

 

« La 25e Heure » de Spike Lee – « Monsieur Schmidt » d’Alexander Payne. « The Hours » de Stephen Daldry et « Adaptation » de Spike Jonze.

 

Pages 65 à 91

Festivals de Berlin, de Rotterdam

Inédit :  Lettre à Roberto de Jean-Claude Rousseau – un homme seul dans une chambre.

 

Hommage à Toscan du Plantier, mort en février dernier.  Son parcours et son travail acharné pour rapprocher l’Allemagne et la France, socle de la reconstruction du cinéma européen.

 

« Femmes en miroir » de Kiju Yoshida sur les ombres d’Hiroshima.  Une blessure qui n’a jamais été soignée.  Elle se transmet à vif de génération en génération.  C’est l’histoire de trois générations de femmes.

Une rencontre avec Kiju Yoshida – Il lui a fallu sept ans pour arriver à faire ce film en raison de problèmes de financement. J’avais envie de retourner sur ma vie, de la revoir.  Le film répond à cela et la parole sert au souvenir et à l’histoire.  L’absence du savoir à cause d’un silence de 50 ans, fait ressurgir la souffrance et le souvenir de la dévastation.

 

« L’Arche russe » d’Alexandre Sokourov, « Abouna » de Mahamat-Saleh Haroun et une foule d’autres films analysés pour vous.

 

Bonne lecture !

Francine Charrette

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