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623
pages
Format
livre de poche
ISBN : 2-922145-46-8 (v.1)
De
l’astuce, de l’imagination, moderne et apocalyptique, il se lit d’un trait.
L’histoire
se déroule entre 1986 et 1999. D’emblée,
J.-J Pelletier nous plonge dans une société où l’ambition, l’argent, le pouvoir
et la mégalomanie, la trahison et la perversion s’entremêlent.
Le
bien et le mal, un éternel combat pour l’Institut et le Consortium.
Fiction
direz-vous ? Étrange vision que celle
d’une mondialisation pour une société plus juste dirons certains, et pour les
autres, une ignominie, une trahison par ceux-là mêmes qui ont été élus par le
peuple afin de bien gérer les avoirs et pour un partage équitable des
richesses. Tout n’est pas aussi simple,
aussi limpide. Jean-Jacques Pelletier
l’a compris.
Pour
l’inspecteur sergent Gonzague Théberge de la CUM, appelé à élucider des crimes
de tous genres, la mort de Semco, président de la compagnie de gestion GMP
Investments, apparaît comme une autre mort.
Tout semble porter à croire au suicide mais des détails agacent
l’inspecteur. Claude Brochet, le
partenaire financier de Semco semble avoir toutes les réponses aux question
mais son flair lui dit autre chose.
Les
années passent, Semco reste présent dans l’esprit de Théberge. Suite à la mort du gestionnaire, il fait la
connaissance de Dominique Weber (ex danseuse) qui travaille dans un bar de
danseuses chez un ex-policier à la retraite (le Palace). Elle a élevé seule le fils de Semco,
Yvan. Survient, la découverte du corps
totalement d’une danseuse de club dans la voiture d’un gestionnaire du nom de
Mylène Guimont (danseuse au Palace).
Quelques années plus tard, le milieu financier de Montréal est secoué
par le décès – mort suspecte, suicide ou assassinat – de plusieurs hauts
gestionnaires et par la disparition de 750 millions de dollars des coffres de
la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Plus que suspectes, ces successions de disparitions reliées au monde de
la haute finance troublent la tranquillité de Théberge. Y aurait-il un lien entre tous ces
événements ? Et qui donc aurait intérêt
à faire croire qu’un vampire hante les rues de Montréal ?
Pour
F., la directrice de l’Institut, tout indique que le Consortium (dirigé par
Fogg et Darius Petreanu), cherche à implanter au Québec une colossale machine à
blanchir de l’argent. Patiemment, avec
l’aide de Blunt (maniaque des statistiques et du jeu « GO »), Hurt
(un cas de personalités multiples très brillant), de Chamane (un génie de
l’informatique et de hacking) et des Jones (soldats, milice spirituelle d’un
maître Guideon), elle poursuit le travail d’analyse et d’enquête.
Un
univers de manipulation des individus et de la haute voltige, dans l’univers
des fraudes financières planétaires. Un
voyage au cœur de l’enfer :
l’Amérique du Sud, les Indes, Etats-Unis, Europe de l’Est, l’Afrique, la
Chine, le Japon etc…
En
compagnie des mafias internationales, clubs de motards, tueurs à gage, des
cartels de la drogue, des Triades etc…
« Quand
le mépris pour la politique se généralise et que la confiance dans les
institutions disparaît. Quand les
appartenances se dissolvent et que l’intérêt personnel devient la seule
motivation. Quand l’économie
souterraine prolifère et que la débrouillardise est la principale vertue, alors
une société est prête à tomber entre les mains de toutes les mafias. Le processus est inévitable. Nous allons civiliser ce processus. Le rationaliser. Nous tenons là une occasion d’enrichissement unique dans l’histoire
de l’humanité. Nous allons gérer
l’apocalypse »…..(Léonidas Fogg)…le génie démoniaque et tordu du
Consortium.
Les
énoncés de Léonidas Fogg, « Pour une gestion rationnelle de la
manipulation », forment en quelque sorte, la trame sur laquelle est basée
cette saga.
« La
Chair disparue » du même auteur, à lire avant « L’Argent du monde
tome 1 », non pas qu’il est essentiel mais à la lecture, on comprend mieux
la nature de chacun des personnages, le pourquoi de l’Institut et du
Consortium. Par exemple, Paul Hurtubise
devenu Hurt, F. et l’Institut, Body Store, une filière de trafics d’organes
etc.
« Le vertueux sergent Théberge « Le monument de fidélité conjugale !
l’exemple qu’on donne aux recrues pour leur montrer qu’une vie de famille reste
possible, même pour un policier !…C’est tout un moyen de chantage.. » Théberge est l’image atypique du policier
qu’on a l’habitude de nous présenter.
Sensible, il est philosophe, érudit, original, un ami et un mari fidèle,
fin palet, il apprécie le bon vin mais il n’est pas alcoolique, il a du
goût. Son « esprit » est un
peu tordu mais jamais vulgaire.
Équilibré quoi !
Pour une fois, nous sommes
en présence d’un inspecteur chef tout à fait génial…..
Jean-Jacques
Pelletier
Jean-Jacques
Pelletier enseigne la philosophie depuis plusieurs années au cégep
Lévis-Lauzon. Écrivain aux horizons
multiples, sa grande passion pour le thriller ne l'empêche pas d'explorer de
belle façon l'univers du fantastique - à preuve la Bouche barbelée,
nouvelle d'une rare intensité avec laquelle il remportait, en 1993, le concours
de nouvelles de Radio-Canada.
Outre
ces activités, Jean-Jacques Pelletier s'intéresse de près à la gestion
financière des caisses de retraite, à l'univers des médias, à l'évolution des
arts... et à ses deux chats, Philomène et Bunji.
Son
roman Blunt - Les Treize Derniers Jours a été repris en feuilleton dans La
Presse en 1997/1998.
À lire également « L’homme trafiqué »
(1987), « L’Homme à qui il poussait des bouches » (1994), « La
Femme trop tard » (1994).
A paraître :
la suite de « L’Argent du monde », « Le Besoin des
autres » et « La Faim de la Terre ».
Auteur prolifique, Jean-Jacques Pelletier est d’ores
et déjà, un écrivain passionnant, fin raconteur, il possède un style unique,
une écriture énergique, une syntaxe riche dotée d’un sens de l’humour, cynique
et tranchant.
À lire ABSOLUMENT !
Bonne lecture !
Francine Charrette
Club-Culture