
Polar,
Noir & Mystère
Magazine
littéraire No.1
Prix : 7,95$
Disponible
en librairie seulement
146
pages
Quatre
personnes sont à la base du projet :
Stanley Péan, Jean Pettigrew Jean-Jacques Pelletier et Norbert
Spehner Collaborateurs occasionnels,
Christophe Rodriguez et Karen Picard.
Cette
petite revue québécoise est la première en son genre et est entièrement
consacrée à la littérature policière, au mystère, au noir et au thriller. La revue sera trimestrielle et axée sur des
contenus québécois originaux.
Son
objectif : offrir aux auteurs
d’ici un endroit identifié où publier des nouvelles et favoriser l’éclosion
d’un milieu spécialisé en devenant un tremplin pour les écrivains québécois
rompus à l’écriture de polar et de noir, mais surtout en étant le lieu de
convergence pour les nouvelles voix à venir.
En
plus d’un solide contenu de nouvelles inédites, « Alibis » présentera
des entrevues originales avec des auteurs d’ici et d’ailleurs, mais aussi avec
des acteurs de la scène du crime. Des
articles spécialisés viendront compléter le volet des dossiers et des
recensions critiques des nouveaux arrivages en librairies guideront les
amateurs vers les incontournables du genre.
Pour
le premier numéro : un mot de
bienvenue rédigé par Stanley Péan. Son
point de départ ne surprend pas. Il
s’agit d’Edgar Allan Poe, une figure de proue et concepteur d’un genre
littéraire qui, avec le temps, a épousé les mœurs et les mentalités. Le genre noir s’est doté d’un contenu
souvent plus explicite sur le plan de la violence ou de la sexualité, qui lui
ont valu sa mauvaise réputation chez une certaine institution littéraire. Aujourd’hui, avec un peu de chance,
l’instauration prochaine d’un Grand Prix du roman policier québécois à
Saint-Pacôme et la naissance de cette revue feront de cette année un moment
charnière dans l’évolution et la légitimation du genre chez nous !
Pages
7 à 19
« Tout
mon temps » de François Barcelo.
Un
homme divorcé planifie un crime – parfait.
Son ex épouse – Isabelle, planifie d’aller travailler à l’étranger
amenant avec elle leur fils Éric. Un
pneu à plat, une bombe fabriquée par Louis, un vieil ami, l’amant de son
ex-épouse. Un hic…..c’est le jour où on
doit changer d’heure…..l’heure avancée.
On
reconnaît là le style de Barcelo.
Détails, minutie, impasse, construction serrée.
Pages
21 à 38
« Visite
à domicile » de Hugues Morin
On
sonne à la porte des Simard – Jocelyne, Robert et Mélanie, leur fille. « Mélanie entendit Jocelyne
dire : - Robert ! C’est pour toi. Puis plus rien…..Elle s’immobilisa dans
l’embrasure de la porte, incrédule devant la scène; un jeune homme maintenait sa mère par le cou et brandissait un
scalpel sous sa gorge. Son père se
rapprocha d’elle. »
Une
visite impromptue, un jeune vétérinaire déterminé, le passé surgit du silence,
un secret éclate et vient faucher la sérénité des lieux……
Une
question se pose : peut-on et
avons-nous le droit de se faire justice ?
Pages
39 à 43
« Retrouvailles »
de Patrick Senécal
Un
meurtre survient. Puis, Henri reconnaît
le tueur. C’est Pitt Gendron. Ils se reconnaissent. L’atmosphère se détend et les souvenirs
d’enfance refont surface. Sursis ou
peut-être sera-t-il épargné ? Ils se
connaissent depuis si longtemps…..
Dans
l’espace temps, jeux de gamins et jeux d’adultes….C’est du pareil au même !
Patrick
Senécal possède une imagination fertile et son style est implacable.
Pages
45 à 81
« L’Impasse
d’amour » de Jacques Savoie
Festival
à Saint-Loup-sur-Mer, incendies suspects, des morts suspectes, un journaliste stagière,
une force policière sur les dents et une population silencieuse et
méfiante. Tout ça à cause du passé, à
cause de plaisirs défendus !
Pages
83 à 94
Le
docteur Wilfrid Derome, pionnier des sciences judiciaires en Amérique. Un essai de Jacques Côté. – À venir, une
importante biographie de Wilfrid Derome.
Wilfrid
Derome, fondateur du premier laboratoire de médecine légale et de police
scientifique en Amérique en 1914. Il
est considéré comme un véritable Sherlock Holmes montréalais. Négligé par les historiens et, oublié de ses
compatriotes.
Concepteur
du micro-sphéromètre servant à localiser la position réciproque des marques à
la surface des balles tirées, auteur de plusieurs ouvrages.
Pages
95 à 117
« La
Réalité, c’est pire » Jean-Jacques
Pelletier.
L’idée
originale était de tenir une chronique pour répondre, par des exemples, à un
certain type de questions qu’on entend souvent.
En
guise de réponse, des statistiques mondiales sur le blanchiment d’argent. Documenter le commerce de transplantation
d’organes effectué par la Chine….Montrer le lien entre les histoires que l’on
raconte et ce qui se passe déjà – ou ce qui risque de se passer – dans la
réalité.
Le
poids de la réalité : « Dette
d’honneur 2 » de Tom Clancy.
Le
poids de la fiction, la responsabilité des écrivains, à quoi sert la fiction ?
Romans,
histoires et chaos : « Le
silence des agneaux » de Thomas Harris, « La Taupe » de John Le
Carré.
L’enquête,
le roman noir : « Pulp
Fiction », un film de Quentin Tarantino – représenter l’inconcevable.
Les
effets pervers des histoires, violence contagieuse et violence
exorcisée :
« 1984 » de George
Orwell.
La
pornographie de la mort, humaniser la réalité.
Un
des rôles importants de la fiction, qui est de concevoir des cadres
d’interprétation qui permettent de comprendre les événements. Les histoires permettent surtout de créer
des liens entre les gens.
Pages
119 à 131
Entrevue
avec la romancière Chrystine Brouillet.
Propos recueillis par Stanley Péan.
Elle
a publié plus d’une quarantaine de titres en littérature générale et en
littérature pour la jeunesse. Elle doit
sa popularité à sa série policière mettant en vedette la détective Maud Graham.
Le
prochain Maud Graham portera sur la pauvreté.
« Je trouve qu’on a un poids, nous les auteurs de fiction, que bien
des gens n’ont pas. On a une large
diffusion. Si un chercheur publie, fait
un essai sur la pauvreté de Montréal, il sera lu par les professionnels du réseau,
mais pas par le grand public. Il est
plus facile pour un romancier de dénoncer une injustice. Qu’un enfant sur quatre parte à l’école sans
manger à Montréal ou à Québec, ce n’est pas normal. AU lieu d’y remédier, on jette de l’argent par les fenêtres pour
faire des sondages, pour savoir qui va remporter les prochaines élections. Ca, ça me choque et j’ai envie de le dire
haut et fort. Donc, par la voix de Maud
Graham, je vais pouvoir le faire. »
Pages
133 à 144
« Dans
la mire » vous offre en avant-goût de titres à lire : « 5150, rue des Ormes »
de Patrick Senécal, « Les Sept Fils de Simenon » de Ramon
Diaz-Eterovic, « Délit d’intimité » de Jean-Pierre Davidts, « La
Rose de Cimarron » de James Lee Burke, « Tout ce qui tombe du
ciel » de Francis Mizio, « Un pied dans
l’hécatombe » de Nando Michaud et « Baisers voyous » de
Raymond Plante.
Une
petite revue spécialisée dans laquelle vous découvrirez, j’en suis certaine,
des auteurs prolifiques de haut calibre !
« Dans
les petits pots, les meilleurs onguents ? »
Vous
avez l’occasion de vous faire entendre car Alibis est accompagnée d’un volet en
ligne : www.revue-alibis.com
À
mon humble avis, Alibis est une revue littéraire incontournable !
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture