
Racontez-moi
en bref ce qui vous a amené à chanter et surtout, à préparer ce tour de chant.
Depuis
mon jeune âge j’aime la musique. Le
piano était un instrument qui m’a toujours fasciné alors c’est tout naturel que
j’ais appris le piano.
J’ai
toujours aimé chanter mais ma carrière de comédienne s’est développée, les
contrats se sont succédés et j’y ai mis tout mon énergie - c’est très bien
ainsi. Par contre, au début des années
80, j’ai eu le goût de présenter un spectacle de chansons accompagnées de
monologues. Les chansons ont été
écrites pour moi. Le spectacle fut un
succès -très bien reçu par le public et par la critique.
Par
la suite j’ai reçu une bourse du gouvernement du Québec en 1990. Cette bourse dédiée au ressourcement et à la
découverte m’a permise d’aller étudier à New York et découvrir tout ce qui se
faisait tant dans le domaine musical que du spectacle : styles, répertoires, mises en scène, accessoires
etc….
Vous
savez, je ne force rien, tout est arrivé naturellement. J’ai suivi des cours de chant avec Lizette
Tremblay et, comme pour moi l’un nourrit l’autre, l’art dramatique et la
musique se sont croisés tout au long de ma carrière. J’avais le goût de monter un spectacle avec des chansons des
années 20-30 et 40, l’époque des Cole Porter, Gershwin, également celle des
grandes comédies musicales de Broadway, des « Big Band » et des films
de Fred Astaire. J’adore cette période
car à mon avis, pratiquement toutes les chansons de cette époque sont solides,
les textes sont merveilleux, les mélodies inoubliables. Elles n’ont aucune ride et elles
vieillissent bien, comme du bon vin.
Je
me suis donc mise au travail avec un pianiste que j’ai choisi parce qu’il avait
la même vision et la même passion pour ces compositeurs que moi. Je ne voulais pas faire de concession sur ce
point parce qu’il était important de développer une complicité avec le
pianiste. Je répète, je ne force
rien. J’ai travaillé le répertoire de
chansons avec simplicité et énormément de plaisir. La réponse du public a été magique, je ressentais une chaleur et
une certaine nostalgie qui me nourrissait.
Pour
ce qui est du disque, je l’ai fait parce que je voulais me faire plaisir. Le public a, par la suite, manifesté le désir
de me voir et m’entendre alors j’ai décidée de partir en tournée. Tout va bien pour le moment. Est-ce qu’il y aura un deuxième disque
? Peut-être, je ne m’en soucis pas, on
verra. Pour l’instant, je me concentre
sur ma tournée et après, qui sait…
J’adore
chanter ces chansons, non pas par nostalgie mais plutôt pour la beauté, le
charme et ce sentiment d’éternité qu’elles suscitent. Et c’est avec un plaisir toujours renouvelé que je chante avec
mon trio en spectacle. J’ai le soutien
du public, c’est ce qui m’importe le plus.
Mon
désir le plus cher serait de transporter ce spectacle à travers le Québec, le
Canada et pourquoi pas ailleurs, dans le cadre de Festivals de Jazz. Mais, il faut connaître ce milieu et y
travailler avec toute une équipe. Je
n’ai pas de contact mais, si on m’invitait, j’aimerais beaucoup….
Bravo! Dorothée Barryman pour ce cadeau et cette
entrevue.
Francine Charette
Club-Culture