Titre : VERA DRAKE

VERA DRAKE

 

Réalisateur et scénariste :  Mike Leigh

Genre :  fait vécu – drame social

Durée :  1h40 approx

DVD

 

Distribution :  Imelda Staunton, Richard Graham, Eddie Marsan, Anna Keaveney, Alex Kelly, Daniel Mays, Philip Davis, Lesley Manville, Sally Hawkins, Simon Chandler, Sam Troughton, Marion Bailey, Sandra Voe, Chris O’Dowd, Adrian Scarborougn

 

Résumé:

Une mère de famille exemplaire, dans un milieu ouvrier, travail de petite misère.  Vera Drake est généreuse, dévouée à son mari et ses enfants.  Elle visite de pauvres gens dans le besoin à tous les jours et pourtant, la famille a de la misère à rejoindre les fins de mois.

Vera Drake a un secret :  elle aide les jeunes filles dans le besoin à mettre fin à une grossesse involontaire.  Une amie la rencontre chez elle en prenant le thé et lui remet le nom, l’adresse, le jour et l’heure des rendez-vous clandestins.  En même temps, pour la remercier de sa gentillesse et de son dévouement, elle lui remet des denrées alimentaires ou de petits cadeaux pour alléger le quotidien de la famille…..

 

Ce film a obtenu un « Lion D’Or », a raflé six prix à la cérémonie de récompenses du cinéma britannique indépendant, refusé au Festival de Cannes, il a reçu les prix du meilleur film, du meilleur réalisateur, de la meilleure actrice, du meilleur acteur, du meilleur second rôle et de la meilleure production….

 

Très habilement scénarisé, ce film traite de l’avortement mais parallèlement, des drames encore plus surprenants se jouent :  l’honneur, l’amour – d’un fils, la fidélité d’un époux, la trahison et la cupidité d’une belle-sœur et d’une femme qui se disait son amie, la vanité, l’hypocrisie entre des membres d’une même famille, d’une famille riche qui, parce qu’elle a de l’argent, fera avorter une jeune fille pour sauver l’honneur de la famille mais en même temps accuse les responsables d’avortements clandestins en les injuriant.

 

C’est l’histoire d’une « faiseuse d’anges », une bénévole, une femme d’âge mûr, qui respecte les traditions et la famille mais qui ne porte pas de jugement sur ses activités clandestines auprès de ces jeunes filles, prisonnières d’une maternité non voulue et souvent forcée.  Cependant, sa vie heureuse et paisible bascule le jour où une jeune fille qu’elle a aidée est hospitalisée dans un état grave.  La mère de la jeune fille sera obligée de dévoiler le nom de Vera après une séance de questions en compagnie d’enquêteurs d’expérience.

 

Un film d’une grande sensibilité, un scénario exemplaire, des acteurs savoureux et attachants, des événements qui sont encore pertinents.  Des personnages et des situations contrastantes, Mike Leigh joue habilement en utilisant les antagonismes, les oppositions, les émotions, les classes sociales, les valeurs individuelles.  Il y a le « blanc » et le « noir » mais encore davantage de zones « grises ».

Un film bon jusqu’à la dernière scène.

Il vous faut le voir !

Rares sont les films qui marquent à ce point et dont les détails, autant scéniques que visuels sont impeccables du début à la fin.

 

Bon cinéma !

Luc Lavallée