QUE DIEU BÉNISSE L’AMÉRIQUE

QUE DIEU BÉNISSE L’AMÉRIQUE

 

Origine : Québécois

 

Genre : Drame

 

Réalisateur : Robert Morin

 

Distribution : Gildor Roy, Sylvie Léonard, Sylvain Martel, Patrice Dussault,

                      Gaston Lepage.

 

11 septembre 2001 à Laval, banlieue de Montréal. Depuis quelques temps, les parents de Laval sont en alerte. Une liste avec photos circule partout dans la ville contenant les photos des pédophiles ayant été inculpé dans le passé. Depuis la parution de cette fameuse liste, les concernés pédophiles tombent comme des mouches. Un mystérieux assassin aux méthodes saugrenues circule dans la ville.

 

Les policiers (Gildor Roy, Patrice Dussault) n’ont aucun indice  sur ce tueur en série. Toute la banlieue est sur les dents, d’autant plus qu’aux abords d’une rue où toutes les maisons se ressemblent, habite (Sylvain Martel) qui est sur la liste.

 

Film intimiste, un genre d’huis clos, toute l’intrigue se passe pratiquement à deux endroits, la rue où habite les neufs personnages et un resto chinois. Les neufs voisins se croisent et se recroisent tout au long du film. Le suspense et la tension sont au summum jusqu’à la toute fin. Le spectateur n’a aucune idée de l’identité du coupable et à un certain moment on les croit tous coupable.

 

Le traitement intimiste et lent est parfait pour le propos, la distribution est excellente, la qualité de nos comédiens est hors pair au Québec. Robert Morin a encore innové et il a tourné son film en 24 heures et la version DVD contient un making-of surprenant.

 

La fin du film contient un agréable message, faisant un beau parallèle avec les événements du 11 septembre.

 

Robert Morin est un créateur, un artiste de l’image. Il aime diversifier, provoquer, il est audacieux. Il est un réverbère éclairant le côté sombre de la vie, disons les choses telle qu’elles sont, on l’aime ou on ne l’aime pas mais chose certaine on ne peut rester indifférent à son cinéma.

 

Si vous cherchez la différence ce film est pour vous, un bon suspense.

 

Sylvie Gauthier

Club Culture