MAITRE À BORD

MAÎTRE À BORD

 

 

Réalisateur :Peter Weir

Scénario:  John Collee, Larry Ferguson

 

Distribution :  Russell Crowe, Paul Bettany, Billy Boyd, James D’Arcy, Lee Ingleby, George Innes, Mark Lewis Jones, Chris Larkin, Richard McCabe, Robert Pugh, David Threlfall, Edward Woodall, Ian Mercer, Max Benitz..

 

Genre:  action – guerre - fond historique

Durée :  138 minutes approx.

 

Synopsis

En 1805, durant les guerres napoléoniennes, le capitaine anglais Jack Aubrey reçoit l’ordre d’intercepter le navire français Acheron. Il est cependant pris de court lorsque l'ennemi attaque en premier. Fin stratège, Aubrey répare son vaisseau en pleine mer, mais sa course subséquente est freinée par les intempéries et des tensions au sein de son équipage. Pire encore, son ami, le chirurgien Stephen Maturin, est grièvement blessé. À l’insu de ce dernier, le capitaine laisse filer l’Acheron pour jeter l’ancre au large des îles Galapagos, sachant que le blessé y sera mieux soigné. Bien que fiévreux, Maturin s’opère lui-même puis réalise son rêve d’explorer le territoire en naturaliste. Mais lors d'une randonnée, il découvre avec stupeur l’Acheron dans une baie. Délaissant ses trésors, l'explorateur part avertir Aubrey.

 

 

La fameuse série de Patrick O’Brian, en compagnie de Jack Aubrey et Stephen Maturin, les deux complices de « Maître à bord »….Une épopée navale et guerrière qui se déroule à l’aube du XIXe siècle.  Il s’agit d’empêcher l’Empereur Napoléon d’étendre son empire et de s’accaparer l’Angleterre.

Là s’arrête la ressemblance.  Par contre, la vie à bord, les relations entre les hommes qui doivent surmonter les dangers : tempêtes, froid, famine, guerre, maladies etc…dans des conditions sanitaires impensables est une vraie réussite cinématographique.

 

Le choix du réalisateur est judicieux :  scènes de la vie quotidienne en mer à bord d’un navire de guerre.  Le spectateur ressent la promiscuité constante vécue dans des espaces restreints, la guerre de clans, les querelles qui s’installent entre les matelots, les intrigues, les jalousies etc…La photographie est exceptionnelle.  Je crois que c’est exactement cet aspect qui donne à ce film son originalité, sa force et sa richesse.  Pourtant l’histoire est simple et classique :  la poursuite infernale entre deux navires de guerre – un navire français et un navire anglais.

 

Nous sommes à bord du navire anglais en compagnie du célèbre capitaine Aubrey et de son équipage.  C’est également la confrontation entre le guerrier Aubrey et le scientifique humaniste Maturin.  Deux amis de longue date qui se respectent et retrouvent pour un court moment un espace culturel lors de rencontres musicales - Aubry est violoniste et Maturin violoncelliste.  Là, le temps s’arrête, nous ne sommes plus en guerre ni en mer.  La musique représente la vie normale en temps de paix.

 

C’est un film d’hommes.  Une atmosphère à la fois guerrière et amicale s’installe dès les premières minutes du film et plane tout au long de l’aventure.  Nous sommes en guerre, sur un navire, en pleine mer.  Aubrey en est le capitaine : la figure du père, du héros et du sauveur.  Il n’a pas droit à l’erreur ni à la faiblesse.  Son nom et ses combats sont déjà légendes c’est pourquoi tout son équipage, du plus jeune matelot à son bras droit le vénèrent et le craignent.  Tous sont prêts à mourir pour lui et l’Angleterre.

Le décor est grandiose, les scènes de combat le sont tout autant.

 

Peter Weir s’est également attardé à l’aspect médical à bord du navire.  Les scènes sur la table d’opération qui se passent après les combats sanglants nous montrent à quel point la médecine de l’époque était rudimentaire.  Malgré tout, le chirurgien sauvait des vies et effectuait parfois des miracles.

Pour accomplir son œuvre Aubrey devra prendre une décision importante lors d’un événement imprévisible :  en voulant abattre un oiseau, un matelot blesse le chirurgien.  Une erreur qui l’obligera à faire escale dans les Îles Galapagos sans quoi, Maturin mourra.  Les hommes ne lui pardonneraient pas ce geste égoïste.  Il n’a pas le choix !

 

Un film d’époque, un film de guerre, un film qui nous rappellent les belles époques du cinéma hollywoodien en compagnie d’Errol Flynn, des grands pirates et des trésors perdus….

Aujourd’hui, ce sont les moyens techniques mis à la disposition des réalisateurs qui font la différence.  Ils ajoutent de l’authenticité et de la crédibilité au scénario et à la mise en scène.  Peter Weir en a fait bon usage.

 

Russell Crowe interprète Aubrey.  Il y met toute son énergie et son talent.

En fait, tous les acteurs nous offrent une performance impeccable.

 

Un film à voir.

 

Bon cinéma !

Francine Charette

Club-Culture