ENTREVUE - PAUL DAVIDS

"Starry Night" - (La Nuit Étoilée)

Brossez-moi un peu le portrait de Paul Davids, comment a-t-il commencé ?

J'ai fait du documentaire mais je dois dire que j'ai commencé avec le dessin animé avec la série télévisée " The Transformers ", dans laquelle nous retrouvons des jouets et des robots se changeant en bateaux, en voitures, en avions et même en vaisseux spatials. Je n'ai pas créé la série mais j'ai participé à l'écriture et à la production à titre de coordinateur. J'ai commencé comme coordinateur de production pour quelques années. Je m'intéresse énormément aux phénomènes des soucoupes volantes, des extra terrestres, de tout événement paranormal qui existent dans le monde. C'est pourquoi l'événement de Roswell arrivé au Nouveau Mexique, a été le sujet d'un film dans lequel nous retrouvions Kyle MacClachland (cet acteur a joué dans beaucoup de films de David Lynch et dans Twin Peaks) ainsi que Martin Sheen. Le scénario est basé sur un livre écrit par deux auteurs américains, Kevin Randle et Donald Schmitt. Il a été écrit en collaboration par Arthur Kopit, Jeremy Kagan et moi-même. Je suis allé à Roswell quelques mois pour me familiariser avec les lieux. Le film, une fois terminé s'est retrouvé à la télévision et il a été très populaire. L'intérêt du public s'explique beaucoup plus, à cause du sujet qu'il mettait en évidence. C'est Hollywood Press qui est responsable pour la nomination du film et un Golden Globe, pour le meilleur film à la télévision en 1994.

Combien de temps Roswell a pris à réaliser ?

Le projet Roswell a vraiment été ma toute première grande production. J'ai mis cinq ans à le réaliser, si je prends en considération le moment où j'ai eu l'idée jusqu'au film sur pellicule.

Après le succès monstre, tout le monde a copié l'idée pour en faire différentes versions. Je dois vous avouer que je ne suis pas surpris. C'est ce qui se produit quand une nouvelle idée ou un nouveau produit fait son apparitioin.

Mais, ce qui n'est pas dit, c'est que, presqu'à tout coup, quand une idée, un projet, un produit ou une approche nouvelle est proposée, les financiers ou les gens responsables des budgets disent non. Une chance que nos créateurs et nos inventeurs ont fait preuve d'audacité et de persévérance car l'évolution aurait subi un sale coup !

Vous êtes également écrivain. Est-ce que vous avez débuté comme écrivain avant de faire des films ?

Oui. D'abord, je suis écrivain. Mon premier livre a été publié en 1986. C'est une histoire de Marc Twain durant sa jeunesse et cela se passe à Hawaï. C'était un conte fantastique. J'ai un faible pour l'histoire fantastique et l'imaginaire et j'adore la fiction. Je n'aime pas beaucoup écrire sur la réalité. Il n'y a pas de comparaison. J'aime la science fiction mais surtout les contes fantastiques purs. J'ai commencé ça avec ma femme Hollace. Nous avons écrit "Les feux de Pélé" qui est le dieu du volcan à Hawaï, une histoire de fiction. C'est l'histoire de Marc Twain quand il était journaliste pour le San Francisco Chronicle. Nous avons écrit une histoire de fiction en utilisant Marc Twain comme personnage principal et les dieux de Hawaï. Ainsi, je touchais les mythes et les légendes.

Vous avez des enfants ? Est-ce que c'est pour ça l'approche fantastique et l'amour des légendes?

Oui, j'ai deux enfants. Pour moi cela a germé et vraiment débuté quand j'avais dix ans. J'ai commencé à faire de petits scénarios de cinéma. Quand j'avais 12 ans ou 13 ans, j'avais déjà réalisé au moins 50 films de 3 minutes (film muet). Je faisais tout moi-même. J'ai toujours su exactement ce que je voulais faire. J'avais le support spirituel et l'encouragement de mes parents. Ils étaient enseignants. Mon père, un professeur d'histoire et ma mère enseignait au primaire. Ils ont tout de suite compris ce que je voulais faire.

Maintenant, parlons de " Starry Night "

J'ai fait un film sur Thimothy Leary, écrivain et penseur, il a passé deux ans en prison, sa vie est une grande tragédie et ses écrits sont très controversés. En 1996 ce film a joué à Toronto et en 1997, sur les écrans au Québec.

Après, j'ai tourné " Starry Night ". Cela m'a pris quelques années à trouver le financement nécessaire alors j'ai du attendre. Je voulais absolument faire ce film. Je suis un passionné de la peinture et tout spécialement de Van Gogh. Il était impératif de faire connaître ce grand peintre, cet homme rejeté de tous, ce qu'il a produit de son vivant et ce qui lui était arrivé en tant qu'être humain, en faisant le lien avec aujourd'hui. C'est incroyable de voir ce que ses oeuvres sont devenues. L'homme et le peintre sont maintenant idolâtrés, ses oeuvres se vendent à des prix dépassant la fiction. Il n'aurait jamais pu imaginer la folie des collectionneurs d'aujourd'hui.

Mais pourquoi Van Gogh et pourquoi pas un autre peintre d'envergure ?

Vincent Van Gogh, fut un incompris, un être et un artiste rejeté, plus que tous les autres. Parce que, des 900 toiles, il n'en a vendu qu'une seule de son vivant et c'est Anna Boch qui l'avait achetée à une exposition à Bruxelles en 1980, l'année où Vincent est mort. La majeure partie de son oeuvre, a été exécutée entre 30 ans et 37 ans, l'âge où il s'est suicidé. Vous vous imaginez ce qu'il aurait pu peindre s'il était resté vivant pour encore 15 ou 20 ans ? Il ne savait pas s'il avait du talent ou pas. Tout ce qu'il savait c'est qu'il devait peindre ce qu'il voyait, à partir de sa propre perception et son interprétation. Il a tout simplement perdu espoir à l'âge de 37 ans. À vivre dans la misère, la solitude, en tout les cas, moi, je ne pense pas que cet homme était fou. N'importe qui aurait été découragé, malheureux, désespéré dans ces conditions. Il souffrait de troubles psychologiques oui, mais qui n'en a pas ? Ils étaient un peu plus sévères que la moyenne mais il était une personne inusitée. Ce qu'il a créé était sublime. Son art s'élevait au-dessus de la moyenne, il était exceptionnel et il avait une inspiration que je pourrais qualifier de divine que personne n'a compris ou perçu de son vivant. Aujourd'hui, on comprend et ses oeuvres se vendent très cher. 78 millions pour un portrait, 35 millions pour les tournesols, 53 millions pour les iris.

Nous retrouvons beaucoup de ses toiles ainsi que des informations techniques. Est-ce que c'est voulu ?

Certainement. En ce qui concerne les prix, c'est véridique. Il y a beaucoup de détails véridiques. Et pour ses toiles, j'ai tenu à montrer le plus possible ses oeuvres en autant que cela était possible, surtout ses toiles sur les fleurs. C'est le style de l'histoire qui le voulait ainsi et j'y tenais beaucoup parcqu'elles nous aident à expliquer et comprendre la complexité de sa vie. Ces peintures sont un support, un axe autour duquel tout se passe. L'approche naïve, simple, sans complication est voulue. C'est important pour moi de garder cette simplicité parce que Vinvent adorait les fleurs. Pour lui, les fleurs étaient de pures merveilles, fragiles, qui embellissaient sa vie. Par exemple, pour St-Exupéry dans " Le Petit Prince ", c'est la fleur qui est la chose la plus importante dans la vie du Petit Price et tout ce qu'il fait, il le fait pour sa fleur. C'est-à-dire que les fleurs ont une âme, ce n'est pas mon idée, c'est celle de St-Exupéry et celle de Van Gogh, vous voyez ? Et si vous aimez les fleurs, vous allez sourire et vous aimerez le film sinon, n'allez pas voir ce film.

Quand vous présentez cette idée ou plutôt, si vous confrontez cette idée à celles qui existent dans le monde aujourd'hui : le cynisme, l'avarisme, l'envi et l'appropriation malsaine et toutes les autres maladies de notre temps, comment pensez-vous que Van Gogh réagirait ? C'est la question qu'il faut se poser. Le film, c'est Vincent Van Gogh contre ce monde superficiel, ses malversations et ses dépravations.

Dans le film, il est mis en prison et quand ils vendent ses toiles aux anchères, Van Gogh s'y oppose car il affirme être Vincent Van Gogh, le propriétaire de ces toiles pour lesquelles il n'a jamais reçu d'argent.

C'est à ce moment, dans le film que le propos s'accentue et qu'apparaît le vrai visage des critiques, des évaluateurs d'art etc..

Certainement. Vous savez les critiques de quoi que ce soit sont trop souvent et malheureusement des gens inhumains, prétentieux, pour la plupart artistes frustrés. À cette époque, les critiques étaient très influents, ils faisaient ou anéantissaient une carrière.

Il faut comprendre qu'à cette époque, la liberté, l'audace et la nouveauté, dans plusieurs domaines artistiques, étaient peu acceptés par ses pairs . Une tendance, un style, une mode, prenaient le haut du pavé et si on osait déroger, on risquait le rejet. Cétait atroce de se faire pointer du doigt ou se faire étiqueté comme un moins que rien.

Les gens qui avaient des toiles de Vincent Van Gogh accrochées sur les mûrs, dans les bistros ou ailleurs, les ont vendues après sa mort, pour la valeur du bois, la valeur du cadre et non pour sa peinture. Vous pouviez acheter 20 Van Gogh pour la somme rédicule de 100 francs. C'est ce qu'il valait à leurs yeux. Alors, peut-on savoir, si Van Gogh était mort beaucoup plus tard, son style aurait peut-être changé, évolué et ce serait quand même Van Gogh. Prenez Picasso, il a changé de style durant sa carrière. Il a eu plusieurs périodes. Comment pouvez-vous savoir ? Si Van Gogh peignait aujourd'hui, quel serait son style ? Comment peindrait-il ? Et qui pourrait dire que c'est lui ou pas? Les critiques crieraient certainement à la supercherie, que ce n'est pas le style de Van Gogh, que c'est très mauvais Bla! Bla!...Il serait encore une fois rejeté. Vous comprenez?

Mais cette fois, j'en ai décidé autrement, il réussit.. Il en sort victorieux, il trouve des amis, des gens qui croient en lui et c'est très important que cette histoire, soit une histoire d'amour.

Je me suis dit que s'il revenait, il aurait du succès dans sa vie de peintre, la reconnaissance de son milieu et un grand amour.

Vous êtes un romantique ?

C'est un film très romantique sans violence. C'est un film pour toute la famille, spécialement les enfants. Le film a été présenté à des enfants et il a eu une très grande influence sur eux puisqu'après le visionnement, plusieurs d'entre eux voulaient lire, regarder des livres d'art, aller dans les musées, les bibliothèques, il y en a même qui voulaient devenir peintre etc... C'est merveilleux !

Après ce film romantique sur Van Gogh, quel sujet aborderez-vous ? Avez-vous des sujets que vous refusez de toucher ?

Chaque fois que j'ai fait un projet, c'était l'histoire d'un être humain, seul contre le reste du monde. C'était en quelque sorte, " David et Goliath ", l'histoire de martyrs, de grands incompris, des rejetés. " Roswell ", " Timothy Leary " et " Van Gogh ", ont tous ces traits en commun.

Pour ce qui est de l'écrivain " Timothy Leary ", juste en écrivant deux ou trois petits paragraphes sur chacune de ses oeuvres, la bibliographie littéraire de ce grand homme fait 300 pages. Il a passé cinq ans de sa vie en prison. Personne ne sait ces choses là. On en parle pas. Il y a beaucoup d'oeuvres interdites, rejetées par " l'establishment ". Que cela se passe aujourd'hui, est indécent et c'est à cause de ce genre d'attitude que Vincent Van Gogh fut considéré comme un pariat, un exclu, voire même un sans talent. Ce ne sont pas les drogues, l'alcool qu'il ingurgitait ou sa vie sexuelle qui m'intéressaient mais plutôt l'écrivain ou le peintre si tel était le cas, leur génie, leur intellect, leur vision.

Pour le peintre Césanne, ce fut exactement la même tragédie. Ses peintures n'étaient pas conformes, et aucune galerie d'art ne voulait les exposer. Il a été jusqu'à créer un " salon des rejetés ". Quel humour et quelle tragédie, vous ne croyez pas ? Des personnes comme Van Gogh et Césanne étaient considérées comme des lépreux dans leur milieu.

Pour le futur, j'ai quelques idées. Les thèmes que j'affectionnent sont : la lutte des classes, la survie, la vision d'un être seul contre le monde. Cette fois, ce sera une histoire très romantique. Comme " Un Homme et une Femme ". Il y a une musique thématique qui revient continuellement dans le film qu'il est impossible d'oublier. Vous la fredonnez et en même temps les images et les personnages vous reviennent à l'esprit. C'est ce genre de film que je veux réaliser. Par exemple, pour " Starry Night ", c'est une chanson qui revient tout le temps dans le film. Cette musique est extraordinaire. Pour moi, un film est une combinaison de plusieurs éléments : textes, couleurs, acteurs, thèmes, musique, histoire. La musique évolue avec le film.

Le message à retenir, c'est celui-ci : c'est un film très romantique. Une triste histoire que la vie de Vincent Van Gogh, mais c'est aussi une belle histoire d'amour qu'il a la chance de vivre aujourd'hui. À la fin, il s'en va, mais il quitte l'âme en paix. Il a réalisé ses rêves.

Dans les personnages, il y a également beaucoup de couleurs. Par exemple, l'inspecteur, l'avocat, la tante....Expliquez-moi

La tante est très attachante. C'est une femme libérale mais sceptique. C'est une femme coquette mais elle sait aussi être femme d'affaire. L'inspecteur est le personnage qui agit comme lien entre tous les personnages. Sa grande valeur, est celle d'avoir une conscience et de l'écouter en temps opportun. S'il n'était pas là, il y aurait une pièce manquante. Ce personnage est joué par Lou Wagner. Un homme de petite taille, nerveux, un registre de voix spécial, un peu comme Danny Davito. C'est l'avocat typique. Au début, il cherche le poisson qu'il pourrait poursuivre en justice, il ne pense qu'à faire de l'argent rapidement. Nous avons une expression pour ce genre de personne : " Ambulance chaser ". Quand il rencontre Vincent Van Gogh à l'hôpital, il le voit immédiatement comme un client potentiel. Il peut faire de l'argent, grâce à l'accident que Vincent a subi.. Il pense également que sa blessure à la tête lui a causé des dommages. Il ne croît pas un instant qu'il puisse être Vincent Van Gogh. Mais, il accepte de le défendre sur la prémisse qu'il est en fait, Vincent Van Gogh et que toutes les toiles vendues, incluant celle du juge, lui appartiennent car Vicent n'a jamais été payé pour ses toiles. Ce petit avocat ne croît pas une minute que cet homme est Vincent. Il ne le croira que beaucoup plus tard dans le film, lorsqu'il se rendra en France avec Vincent et sa petite amie, visiter une crypte où, Vincent dit avoir déposer des toiles que personne n'a encore jamais vues. À la fin cet avocat devient un ami, loyal et fid`le.

Est-ce que les valeurs prônées dans le film sont aussi vos valeurs ? Pourriez-vous faire un film où les valeurs sont contraires ou contradictoires aux vôtres ?

J'ose penser que non. La raison est simple car on peut dire qu'une bonne partie de notre vie, voire la majeure partie, est un processus de création, c'est-à-dire, que l'on cherche à laisser, de notre vivant, un héritage à travers nos idées, nos réalisations, si petites soient-elles. Quand nous sommes jeunes, nous pensons connaître tellement de choses, et plus nous avançons en âge, nous constatons à quel point nous étions idiots de se croire si instruit, si philosophe. Je crois qu'une âme peut grandir, s'assagir et changer au contact d'autres âmes. L'interraction est vitale car elle influence. Vincent Van Gogh a influencé la peinture et son oeuvre continue d'influencer ceux et celles qui la découvre. Il ne faut pas oublier que son suicide est un acte tragique et final. Je tenais à ce que mon film détruise de fausses images. En ce sens, cette hisoire est un conte fantastique de fiction.

Quel sera le sujet de votre prochain film ? Est-ce que ce sera une oeuvre de fiction ?

Oui. Le titre, " The Face on Mars ". C'est une roche sur la planète Mars qui apparaît comme un vrai visage humain. C'est apparu sur certaines photographies prises par des scientifiques de la NASA. Certaines personnes très crédibles dans le milieu, ont affirmé que cette forme était similaire au " Sphynx " d'Égypte. Ces mêmes personnes croient que cette strucutre a été bâti par des hommes, et qu'une civilisation a existé sur Mars. En plus, en regardant autour, il y a même des structures comme celles des pyramides. C'est impossible qu'il n'y ait pas eu une ou plusieurs civilisations sur cette planète. De l'autre côté, des hommes de science affirment le contraire, même qu'ils prétendent que : les scientifiques reponsables de ces explications, sont complètement dans l'erreur. Vous voyez comme l'histoire se répète ? Et ce scénario, je l'ai écrit en collaboration avec Richard Hogland, un expert dans ce domaine. Il a d'ailleurs écrit à ce sujet. C'est un grand et brillant scientifique et à cause de ses explications, il se voit rejeté, bani de ses pairs et par la NASA. Lui-même rejette la NASA. Il est en guerre avec eux, depuis 10 ans déjà. La NASA rejette ses écrits et pour sa part, Richard Hoglan pense que la NASA est complètement folle de rejeter de telles évidences. Nous sommes en présence de l'éternelle hisoire : " David contre Goliath ".

Une autre histoire, un conte de Noël. Ce sont des gens qui se costument en Père Noël. C'est leur histoire. Ils se battent contre l'Union, parce que l'Union veut tout s'approprier, même le Père Noël.

Un autre sujet passionnant, un fait vécu : un journaliste sérieux du Los Angeles Times, 25 ans d'expérience, Philip Krapf, qui n'a jamais voulu croire aux extra-terrestres, affirme avoir été victime d'un enlèvement par des extra-terrestres, pendant 3 jours. Il a écrit un livre sur ce qui lui est arrivé et encore une fois, l'histoire se répète : cet homme perd sa famille, ses amis, personne ne veut travailler avec lui. Le scénario, je a été écrit encore une fois en collaboration avec le scénariste du film " Armageddon ", Roy Pool

Une autre possibilité de scénario, celui-ci, basé sur un livre de Joan Wendland, " Let's Fall in Love until Wednesday ". C'est l'histoire d'une femme d'âge mûr qui a une histoire d'amour avec un chauffeur d'autobus, pour une semaine seulement. Elle a vécu déceptions par-dessus déceptions auprès d'un homme pendant plusieurs années. Ils étaient mariés et après sa mort, elle a juré qu'elle ne se remarierait plus et qu'elle n'aurait plus d'homme dans sa vie. Mais dans cette aventure, lors d'un voyage en autobus, elle tombe en amour. Elle prend la décision que ce sera pour la durée du voyage, une semaine.

Comment trouvez-vous vos histoires ou comment viennent-elles à vous ?

Tous ces projets viennent à moi de façon inusité. Je lis beaucoup et quand un livre me surprend, je sais immédiatement que ce sujet peut se retrouver sur les écrans de cinéma. Cela n'a rien à voir à la somme de travail ou à l'effort d'un scénario ou d'un livre. C'est un coup de coeur, une intuition. Un projet doit susciter chez moi, la passion. J'ai un diplôme en psychologie et je me fie beaucoup à mon intuition. J'ai un intérêt pour la philosophie, la parapsycologie, les UFO. Pour ma part, je crois que l'intérêt d'un film, repose sur ce qu'il nous apprend à travers le divertissement. Je n'ai aucun intérêt pour la violence, le crime, le sexe, la tuerie, la guerre. Je veux aider les gens à grandir, je veux les aider à atteindre un niveau spirituel, social et moral, je veux faire participer par le cinéma. Ce moyen de communication peut pouvoir nous faire rire mais après le rire que reste-t-il ? Le cinéma doit pouvoir apprendre quelque chose à ceux qui écoutent et regardent. C'est pourquoi, même si un projet auquel on croit, prend plusieurs années à produire, l'effort en vaut la peine.

Quelle était votre enveloppe budgétaire ?

J'ai écrit le scénario et je l'ai mis de côté. J'ai du attendre plusieurs années avant de pouvoir le réaliser et je n'ai jamais pris un " non " pour une réponse finale. Nous n'avons pas eu 5 ou 10 millions de dollars pour le réaliser. Nous devions être très imaginatif et profiter de chacune des occasions qui s'offraient à nous par exemple : " La parade des roses ". Nous avons profiter de l'événement pour filmer, sans avertir les autorités. C'est pourquoi, lorsque l'accident se produit nous avons le sentiment que c'est réel et en fait ce ne l'était pas mais tous croyaient que cet homme avait été blessé par le char allégorique. Lorsque l'ambulance est arrivée sur les lieux, à travers la masse de personnes présentes pour la parade, il y avait beaucoup de cureieux et au moment où le policier a réalisé que ce n'était qu'un tournage de film et que l'accident était monté de toute pièce, nous avions terminé le tournage. Nous avons risqué le tout pour le tout. Nous aurions pu payer une contravention mais nous avons été chanceux. Cette séquence a été filmé avec une caméra digitale. Ensuite, elle a été transposé sur du 35 mm. Le résultat est surprenant et nous avons sauvé beaucoup d'argent en plus d'obtenir une qualité exceptionnelle de l'image.

Qui était votre directeur de la photographie ?

David W Smith a été un magicien de l'image. Dans la scène tournée sur le toît, nous avons eu beaucoup de chance. Je peux dire que le ciel nous a exaucé. La scène de la plage, vers la fin du film, a également été un présent du ciel. La température, les vagues, les nuages, le vent, tout ce que nous voulions avoir comme ambiance était au rendez-vous.

Si j'ai bien compris, vous êtes aussi peintre dans vos temps libre ?

Oui. Je peux vous montrer quelques photos de mes peintures mais, je ne suis pas prêt à les rendre publiques Quand le temps sera venu, je vous le ferez savoir c'est promis.

Merci Paul Davids de cet entretien. J'espère avoir le plaisir de vous entendre ou informer nos lecteurs de vos projets et activités cinématographiques à venir.

Merci à vous, et soyez assurée que je ne manquerai pas de vous tenir au courant de mes projets ou activités qui pourraient vous intéresser. À bientôt.

Le site de " Starry Night " où on peut faire le lien : www.starrynightmovie.com

En plus de faire un lien sur le site de Paul Davids qui doit être sur la disquette où se trouve la programmation de RDI

Francine Charette

Club-Culture