Les Boys 2

Le film québécois le plus populaire de tous les temps a fait un bébé qui était très attendu. Un an après la sortie de Les Boys, voilà que Louis Saïa nous propose Les Boys 2.

Nos gars sont invités à un tournoi amateur à Chamonix (prononcé Cha-mon-ikse et non Chamoni, comme le croit Fernand, le gardien des Boys) et passeront 2 semaines ensemble dans cette terre très différente. Pour plusieurs joueurs, c'est leur premier voyage outre-mer et l'adaptation à cette culture est plus difficile. Ils ne comprennent rien de ce que les habitants disent et vice-versa, ils ne reconnaissent pas les marques de bière, etc.

En plus, croyant que la coupe du tournoi est déjà gagnée, ils se rendent bien compte que ce ne sera pas une mince affaire. Se faisant même battre par la Côte d'Ivoire...

Dès la première scène du film dans un salon funéraire, suite à la mort subite de Labine, on reconnaît instantanément nos personnages. Ti-Guy est occupé sur son cellulaire et essaie de vendre la maison de son coéquipier récemment décédé, Fernand fait l'ulogie de celui-ci comme un commentateur décrit un match de hockey et Louis (le coké) se demande qu'est-ce qui se passe ici...

On découvre au fur et à mesure un côté plus profond de nos personnages. Quelques-uns ont pris de la maturité, tandis que d'autres nous montrent le côté sensible que l'on croyait inexistant. Mais à travers toutes les péripéties, à travers le vol à la pointe d'un fusil, la trahison d'un des coéquipiers, l'hôtel minable et j'en passe, les aventures nous sont toujours présentées de façon comique, voir hilarante.

Ils ont appris à mieux se connaître et à s'apprécier, et le spectateur fera de même.

L'aventure terminée, tous les joueurs reviennent à la maison sauf un, qui décide de rester avec sa nouvelle flamme. À vous de deviner lequel...

Le scénario a été écrit en grande partie par les acteurs lors de leur tournée à travers le Québec et chacun a apporté sa touche au personnage. On y retrouve des caméos de prestige : Stéphane Quintal, Guy Cloutier, Bruny Surin et Rodger Brulotte. Le tout en a fait un film fabuleux, plein de rebondissements qui nous laissent toujours sur le bout de notre siège. Un film captivant et très, très drôle.

N'oubliez pas de lire notre entrevue avec Dominic Philie, dit " Boisvert ", le goon-policier de l'équipe.

Jean-François Boivin
Club-Culture