
15 FÉVRIER 1839
Un film de Pierre Falardeau
Lions Gate
Musique Jean St-Jacques
Scénarisation Pierre Falardeau
Distribution : Luc Picard, Sylvie Drapeau, Frédéric Gilles, Pierre Rivard, Yvon Barrette, Mario Bard, Denis Trudel, Luc Proulx, Stéphane F. Jacques, Benoit Dagenais, Jean Guy, Jean-François Blanchard, Martin Dubreuil, Roch Castonguay, Jerry Snell, Julien Poulin.
Durée` 115 minutes approx
À la conquête de notre passé, personne ne peut effacer l’Histoire, l’inventer, encore moins la manipuler ! Cette œuvre est le récit d’événements réels particuliers qui ont marqué une période de notre histoire et, ce faisant, l’histoire toute entière du Canada.
Février 1839, le patriote Chevalier deLorimier est condamné à mort pour haute trahison. Durant les dernières heures de sa vie, il écrit plusieurs lettres de son cachot pour faire ses derniers adieux et expliquer son action politique contre l’oppresseur. Le 15 février, deLorimier est pendu avec 4 de ses compagnons à la prison de Montréal au Pied-du-Courant.
Le
cinéaste Pierre Falardeau, après plusieurs années de combat pour dénoncer une
censure maquillée, a surmonté les intempéries et a finalement porté à l’écran,
l’histoire des 24 dernières heures du Chevalier deLorimier. Son profond désir de corriger les erreurs de
notre histoire en tant que minorité assujettie à l’envahisseur anglais depuis
1706, a été la source de son inspiration pour « 15 février 1839 », le
projet le plus étoffé de sa carrière.
LE
SCÉNARIO ORIGINAL INTÉGRAL A ÉTÉ ÉDITÉ AUX ÉDITIONS STANKÉ.
Le
budget du films : 3 317 607$
Prétendre
que ce film n’est que propagande serait une aberration trompeuse et
mensongère. Nous ne pouvons nier ou
changer les événements qui ont eu lieu à cette époque c’est d’ailleurs
pourquoi, pendant les 115 minutes du film, nous sommes invités à renouer avec
l’histoire. De plus, nous ne pouvons
accuser Pierre Falardeau d’avoir exagérer ou changer quoi que se soit parce
qu’il s’est très bien documenté sur le sujet, voire de nombreux écrits publiés
par des historiens de réputation.
Voici
quelques extraits de « Pierre Falardeau – persiste et filme ! de Mireille
La France : « …Pour moi,
DeLorimier, c’est exactement l’inverse d’une victime; c’est quelqu’un qui se bat et qui paye de sa vie parce qu’il
s’est battu pour la liberté…C’est là que j’ai compris que c’est pas la
psychologie des personnages qui est importante dans toutes ces histoires-là,
c’est plutôt la psychologie de la situation…On n’a pas le choix; pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui,
on a besoin de comprendre le passé. »
Les
premières images donnent le ton :
maison incendiée, pillage, tuerie.
Des familles entières jetées à la rue – hommes, femmes et enfants -
pendant l’hiver. La précision et le
soucis du détail, des éclairages naturels, tout se joue dans la sobriété et la
simplicité. Falardeau a respecté les
silences nécessaires au recueillement.
La scène d’adieu du couple DeLormier – Sylvie Drapeau et Luc Picard – à
elle seule vaut le déplacement. Un
mélange de sérénité, de fierté, d’angoisse, de questionnements, de certitudes,
de haine, de peines, de joies, de souvenirs;
un puissant mélange où se côtoient, à chaque instant, la vie et la
mort. Nous savons qu’ils sont des
patriotes emprisonnés et qu’ils vont mourir par pendaison. Mais, ce qui nous bouleverse, c’est tout ce
qui se passe dans le temps, c’est-à-dire, entre l’emprisonnement et la
pendaison.
Ce
sont des être humains pris au piège, bafoués et meurtris, luttant pour la
liberté et contre l’oppression. Leurs
actes et leurs paroles en font foi. Un
film à voir absolument !
Je
suis d’accord avec Pierre Falardeau quand il dit que nous avons peur des
héros. Pour une fois, nous avons droit
à de vrais héros : (définition du
petit Larousse illustré) Nom donné par
les Grecs aux grands hommes divinisés.
Celui qui se distingue par des qualités ou des actions extraordinaires,
particulièrement à la guerre. Principal
personnage d’une œuvre de fiction.
Personne qui tient le rôle principal dans un événement.
Bon
cinéma !
Francine
Charrette
Club-Culture