Pewtersmith

POTIER D’ÉTAIN

 

Paul Simard

 

Nom de compagnie :  Paul Simard Potier d’étain

Adresse :  1320, rue Sainte-Olive (coin de l’Église)

Val David, (Québec)

JOT 2NO

 

Téléphone :  (819) 322-2919

Télécopieur :  (819)  322-7813

 

 

Courte biographie :

Homme de défi, membre professionnel du Conseil des Métiers d’Art du Québec, il travaille l’étain depuis 1974.

 

 

Une surprise inattendue attend Paul Simard.  Suite à des problèmes de santé, il sera dans l’obligation de réorienter sa carrière.  Cette remise en question l’amène à côtoyer un maître reconnu dans le domaine de la poterie d’étain.  Il s’agit de Stefanowski.  Les visites se succèdent, l’amitié se tisse et pendant ce temps, il observe le Maître, apprends les gestes et les multiples façons de faire qui permettent au dinandier d’imposer sa volonté à la matière, de créer aussi bien l’objet utilitaire que décoratif.Cette curiosité se transforme rapidement en une passion pour ce métal noble.

C’est ainsi que Paul Simard est entraîné dans la création par le biais du métal et de sa transformation aux côtés d’un maître en la matière.  Ce long processus de création qu’exige la transformation du métal pour arriver à son aboutissement, c’est-à-dire, l’objet imaginé, le comble.  Il devient potier d’étain.

 

 

Démarche artistique :

Le but de l’artiste n’est pas la réplique de l’histoire – reproduction de pièces anciennes.

Loin de rejeter du revers de la main le passé, il apprivoise les techniques de base et il s’en inspire.  Puis, il intègre tout ce savoir dans une approche globale– lignes, formes, création d’un objet à travers sa représentation et son utilisation. 

Il s’établit un lien particulier entre l’objet et celui ou celle qui se le procure, parce que cet objet l’attire et le fascine.  C’est cette continuité qui perpétue l’art.

 

L’étain est un métal noble depuis la nuit des temps c’est pourquoi Paul Simard s’intéresse aussi à son histoire.  Les techniques même les plus anciennes, sont toujours utilisées mais, il ne faut pas perdre de vue qu’elles ont évoluées à travers les époques et les modes.

Les premières années, malgré l’engouement pour son art, ne lui ont pas permis d’en vivre.  La période charnière se situe après 6 ans de production et de ventes occasionnelles.  Encore une fois, Paul Simard remet tout en question.

Sa compagne et ses enfants l’encouragent à poursuivre son rêve.  Depuis ce temps, il ne s’est jamais arrêté.

 

 

Potier d’étain, un art qui, s’il n’y a pas de relève, sombrera dans l’oubli..

Paul Simard souhaite protéger ce beau métier en perpétuant la tradition.  C’est pourquoi depuis peu, il participe au projet de Mantora – Québec.  Ce projet  vise à accompagner un talent émergent et le guider à travers son cheminement.  Il souhaite transmettre l’expérience d’une vie à un ou une jeune artiste qui l’a choisi comme mentor -  Source d’information, support technique, soutien pratique dans l’analyse et l’approche de projets…..La tâche de Paul sera d’aider ces artistes à éviter les erreurs de parcours autant que possible, leur laissant plus de temps à la création.

 

Bref historique :

Au 17e et au 18e, l’étain était l’argenterie du pauvre.  C’est à l’ère industrielle que l’étain retrouve ses lettres de noblesse.  En Belgique à Dinand, on y retrouvait la plus grande concentration de batteur de métal.  Cet endroit a su garder sa spécificité à travers les siècle.  Elle est demeurée une ville où l’on retrouve beaucoup de transformateurs de métaux – cuivre et étain.

 

 

L’étain provient de la Malaisie et de la Chine, pays principaux producteurs.

Ici, au Québec, l’art de la transformation de l’étain ou du cuivre était complètement disparu jusqu’à ce que Louis Bernard, Chaudron et Didier Stefanowski le fasse renaître de ses cendres.

Dans les années 80, il n’y avait que 6 ou 8 artistes du genre sur tout le territoire canadien (de l’Atlantique au Pacifique).  Aujourd’hui, ce nombre n’a pas augmenté.  Et nous en retrouvons au moins trois au Québec.  Paul Simard fait partie de cet élite. 

 

Étapes de création :

Il imagine une pièce et la dessine.

L’étain vient en bloc.  Il doit passer par plusieurs étapes de transformation et de préparation.

 

Ses outils :  une trentaine de marteaux, un éteau, différents poinçons, outils de polissage, un bloc de marbre, un laminoir – pièce indispensable pour la fabrication de feuilles d’étain un poêle à gaz, une quantité d’outils pour la soudure etc…..

 

Les thèmes chers à Paul Simard sont les objets décoratifs et utilitaires, plus  spécifiquement dans les arts de la table.

Les années 80 ont été décisives sur la direction que l’artiste privilégie.  Il choisit de rester seul, maître de son art et de sa production.

 

Matériau :

L’étain (alliage Britania Métal (BM) +94% d’étain pur. Garanti sans plomb, répondant aux normes très strictes du Canada.  Tous les objets utilisés pour la table -plâts de service, assiettes, coupes, pichets, etc….- sont sans danger, faciles d’entretien et garantis à vie….

 

Les mains d’un potier d’étain sont des mains de magicien. 

Une fois terminées, les pièces nous fascinent par la pureté des formes, le martelage raffiné, la recherche esthétique obtenue.  Chaque objet créé par Paul Simard révêle son immense talent, sa patience, sa fascination et sa passion pour l’étain, son souci de l’équilibre et de l’élégance dans la simplicité.

 

Aujourd’hui, Paul Simard rêve de repousser les frontières de son art par la recherche.  Il aspire à réaliser des œuvres où les textures et la couleur seraient intégrées.  Nous lui souhaitons d’atteindre son rêve !











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Francine Charrette

Club-Culture