SCULPTEUR

SCULPTEUR

VERRE ET BRONZE

 


ROGER GHYS

 

Portrait de l’artiste

Né en Belgique, près de Liège, en 1929, Roger Ghys termine son Doctorat en médecine de l’Université de Liège et études post-doctorales à Londres.

Arrivé au Québec en 1959, il s’inscrit à des cours de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Québec, pratique la poterie et la céramique avec le regretté Pierre Legault (1976).  En 1991, il s’inscrit à des cours d’aquarelle pour jouer avec la transparence des couleurs.  C’est sa rencontre avec l’artiste verrier Maurice Gareau en décembre 90 qui le fait se passionner pour le verre.  Il poursuit ainsi toute une série de stages au Centre des métiers du verre du Québec « Espace Verre » à Montréal.  Un tour d’horizon complet des arts du verre :  grisaille et émaillage, laminage à chaud, thermoformage, gravure au jet de sable, laminage à froid et pâte de verre, ainsi que, dans le verre à chaud, les éléments de base du verre soufflé, le travail au pontil et, avec feu François Houdé, un des co-fondateurs du Centre, la technique du coulage.

 

Il continue sa recherche et sa formation de 1992 à 1995, en prenant des cours de sculpture à l’Institut des beaux-arts Villa-Maria et y travaille jusqu’en 1997 avec le sculpteur et bronzier Tino Petronzio (s’inspirant des maîtres italiens de la Renaissance).

C’est en 1995 et 96 que Roger Ghys voit deux de ses œuvres primées :  deux médailles de bronze aux 12e et 13e Galas internationaux des Arts visuels de Montréal et une a reçu une médaille d’argent au 14e Gala en 1997.

 

Après une retraite bien méritée dans le domaine médical à la fin de l’an 2000, Roger Ghys se consacre entièrement à son art.

Il transpose dans la transparence du verre, par le coulage, les sculptures qu’il réalise, souvent en grandeur nature, d’après modèle vivant tout en essayant de matérialiser dans le cristal et le vitrail son sens de l’abstraction.

 

Depuis 1992, Roger Ghys participe à d’imposantes expositions, en groupe, en duo avec sa compagne Martine Garnier-Ghys et dans des Galeries. 

 

Suite à cette présentation élogieuse, c’est à travers ses œuvres que vous pourrez apprécier sa personnalité, son originalité, sa sensibilité et son talent de créateur.  Un monde fascinant et insoupçonné attend l’amateur de verre.

 


« Fond Marin » (1993)

Pièce unique de verre cristallin, colorée d’un jaune vif et d’un vert qui rappelle la couleur des algues marines.  Coiffée de verre translucide, laissant une impression éclatante d’un immense cristeau de glace.

 


« Stabilité & Bouillonnements » (1993)

Bloc rectangulaire composé de quatre images différentes aux teintes bleutées, dans lequel l’artiste insère des jeux géométriques de lignes.  Le mouvement est perceptible à travers les bulles, la transparence et l’opacité.

 


« Transparence Corporelle » (1995)

Un torse de glace, reposant sur une pièce de verre.

On remarque les détails, la luminosité et les traces d’usure (effet de grains de sable) comme si cette pièce avait traversé le temps.

 


« Hippocampes » (1996)

Pièce exceptionnelle !

Marbrures, hippocampes, façonnés sur quatre faces.  Ce vase aux couleurs rappelant les bleus cobalt anciens ou de célèbres faïences d’époque….

Le haut du vase est d’un blanc laiteux, produisant un effet saisissant.

 


« Totems » (1996)

Deux pièces – un duo –

Verre coulé dans le sable.

Figures superposées, aux visages intemporels.  Apparence de couleur argentée, transparence et pureté des formes.

 


« Lion du Zodiaque »

Presse-papier – une pièce de verre coulée dans le sable. On remarque les grains de sable apparents.

 


« Masques » - No.2

Une série de quatre Masques, chacun avec des émaux différents.

Encore une fois, un savant mélange de textures, d’impressions, de couleurs.

Ce masque-ci explore des degrés différents de la couleur « ambre » - diffus à certains endroits, concentrés en son centre.

 


« Vénus de Montréal » (1993)

Coulée en verre en 2003

Un torse de femme majestueux aux lignes pures, utilisant le plâtre et enduit de couleur, textures de marbre – craquelures -.

 


« Feuillages du Québec »

Vase unique en laiton, insertions de feuilles d’érable sur les quatre faces.  Simple de forme, son élégance repose sur la texture, la couleur et ses insertions contrastantes des feuilles d’érable aux couleurs automnales.

 


« L’Homme Accroupi »

Bronze sur base de granit.

À souligner :  le travail du sculpteur dans le souci du détail dans l’anatomie – muscles, ossature, tendons….tout est en mouvement.

 

Les pièces de verre de cet artiste sont resplandissantes et uniques – (Formes-pigmentation, agencements des couleurs, textures).  Dans son travail, Rogher Ghys explore les dimensions et les effets visuels.

 

 

Pour aller voir les autres portraits, cliquez ici.

 

 

Francine Charrette

Club Culture