Né à Neuilly/Seine près de Paris, Bernard Crueize dès l’âge de 14 ans est pris en main par maître Georges feret sculpteur pass

Né à Neuilly/Seine près de Paris, Bernard Crueize dès l’âge de 14 ans est pris en main par maître Georges Feret, sculpteur sur bois du Passage du chantier, dans le faubourg Saint Antoine et par maître Lucien Razzano, ébéniste, rue de Charonne toujours dans le faubourg Saint-Antoine. L’apprentissage professionnel dans la tradition des siècles l’a imprégné  des odeurs des bois exotiques et des colles. Devenu un enfant du Faubourg, l’histoire de l’abbaye* le rattrape. Quarante ans après et des voyages  en Europe, aux Antilles et à travers les Amériques, il est aujourd’hui professeur d’ébénisterie à Montréal.

*il est ici fait référence à la trilogie de l’écrivain Jean Diwo sur l’histoire des ébénistes du Faubourg Saint –Antoine à Paris

 

 

 

 

 

 Bernard Crueize : ébéniste, tourneur et sculpteur,  perfectionniste dans les règles de l’art et des traditions, exemple magnifique de la communion entre  matière et artiste.

 Je  vous invite à découvrir ses œuvres uniques.

                                                       

cruche en mûrier (sur fond provençal)

tulipe en noyer

échiquier, marqueterie bois exotiques

coffre bas en chêne massif

chandelier en érable

 

 

Bernard Crueize a exposé à la Galerie d’art le 1040  rue Marie-Anne est à Montréal en Juillet 2001 et en Décembre 2002.

 

 

« L'homme est un peu comme un sarment de vigne: il porte dans sa chair les stigmates de son expérience et par instants fugitifs lorsqu'il oeuvre sur le tour, ses mains noyées de sciure se confondent aux pièces qu'il cisèle.

Dans son visage grimaçant courbé sur l'artefact, on peut lire le combat qu'il mène pour contraindre la matière.

À chaque fois l'issue semble incertaine pour le regard profane tant il paraît improbable d'obtenir courbes, pleins et déliés à partir d'écorces et de nœuds imbriqués. Et pourtant...

Et pourtant quand le bruit s'interrompt et que d'un coup de clef il libère la pièce, le tourneur vainqueur retrouve le sourire car il sait que cette fois, c'est lui qui a gagné. »

 

Pierre Ducrocq

Impressions à la suite du tournage d'une séquence d'un film documentaire lors de l'exposition de Bernard Crueize du 10 au 16 Juillet  2001 à Montréal.

 

 

 

 

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Mariette Gutherz

Club-culture