Montréal , le 1 mars 2001

 

Après la pluie :

 

De Sergi Belbel.

 

En co-production avec le Théâtre Niveau Parking.

Mise en scène de Michel Nadeau.

 

Avec Marie-Josée Bastien, Paul-Patrick Charbonneau, Lorraine Côté, Danielle Lépine, Normand Lévesque, Véronika Makdissi-Warren, Michel Poirier et Linda Roy. Du 20 février au 30 mars 2002 au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts.

 

Travaillant dans un édifice où fumer est plus qu’interdit, quelques employés de bureau se croisent sur le toit de l’immeuble de 49 étages où ils vont clandestinement assouvir leur besoin de nicotine. Dans cette métropole où il n’a pas plu depuis deux ans, et où un orage menace maintenant de tomber, les gens sont dans un état d’esprit qui favorise les excès. Leurs destinées se trouvent d’ailleurs sur le point d’être changées par cet orage.

 

Comme toujours au Théâtre Jean-Duceppe, le décor est extrêmement soigné. On se retrouve donc de façon très convaincante sur un toit d’immeuble avec une représentation suggérée des immeubles environnants. Cette mise en situation favorise le sentiment de solitude de tous ces personnages qui, malgré leurs nombreuses discussions, semblent tous aux prises avec leurs préoccupations personnelles, superficielles ou non,  dont ils discutent dans des échanges stériles. Tous les interprètes sont crédibles, et certains offrent même des prestations assez loufoques, dont Marie-Josée Bastien survoltée en secrétaire stupide mais ayant tout de même un côté manipulatrice, Lorraine Côté en secrétaire à la fois agressive et ésotérique, et Danielle Lépine, la directrice administrative, image traditionnelle de la femme de tête déchaînée, despotique et arriviste. Le seul problème, malgré toute l’énergie et la bonne volonté que semblent y mettre les comédiens dans cette mise en scène correcte, c’est l’absence d’histoire dans cette pièce. Certes on a droit aux histoires de tout un chacun, mais aucune trame de fond ne nous tient du début à la fin, sauf peut-être l’imminent orage qui transformera, de façon somme toute peu crédible, la vie des personnages. On en ressort avec une impression de flou, ayant passé plusieurs bons moments, mais sans rien retenir de bien particulier. Le genre de pièce dont le souvenir part malheureusement rapidement en fumée!

 

Pascale Canicchio

Club Culture