PARACHUTE 103

PARACHUTE 103

(français et anglais)

 

Prix :  18$

 

Pages 6 à 9

L’éditorial.

Le sujet :  Mouvances de l’image

Une évolution où s’accroît les pratiques hybrides :  croisements de la photographie avec le film ou la vidéo, et l’inverse.  Une fascination à deux volets.  D’abord historique , cette fascination issue du désir de reproduire le réel, de créer une illusion et éventuellement de s’intéresser aux ratages qui peuvent se produire entre ce désir de représentation du réel et un processus quelconque de reproduction.  Puis, on peut aussi considérer que cet intérêt pour les pratiques nées des croisements entre médiums peut avoir à faire avec la perception.

 

Pages 12 à 24

« Pour nous, le cinéma est mort ».

Une réflexion sur le cinéma, l’artiste, les nouvelles préoccupations depuis la fin des années quatre-vingt.

L’expérience de la durée, les enjeux variables d’une « distance amoureuse », l’obsession du spectateur, refaire, doubler, programmer :  les chemins de la « reliance ».  La figure de programmateurs de films que certains artistes ont également épousée est emblématique.  On met à la disposition des visiteurs, un choix de films sous forme de cassettes vidéo ou en projetant une série de films sortis durant les neuf mois qui ont précédé sa naissance….

 

Pages 26 à 40

Stan Douglas :  Living the Drive

Un tour d’horizon sur la récente projection vidéo de Stan Douglas: “Win, Place or Show” (1998).  Selon les notes liminaires de Douglas, la diégèse se déroule dans « un univers fantasmatique », un domaine qui, jusqu’à maintenant, dit-il, « détermine encore l’occlusion de l’espace ».  La différenciation entre l’acteur et le rôle, entre le décor ou la mise en cadre et ce qui se situe au delà, selon certaines conventions et protocoles.

 

Pages 42 à 50

Le temps et l’image.  Un entretien avec Jonathan Crary.

Un premier livre « Techniques of the Observer :  On Vision and Modernity in the Nineteenth Century » (1990) et son nouveau livre, « Suspensions of Modern Culture (2000).  Crary applique sa méthode, inspirée de Foucault, à la question plus vaste de l’attention.  À partir des peintures de Manet, de Seurat et de Cézanne, il démontre que le concept psychologique de l’attention est apparu au milieu du dix-neuvième siècle, sous l’influence des exigences de l’industrialisation.  Mais il est peut-être davantage significatif de remarquer qu’il affirme également la persistance actuelle de cette conception administrative de l’attention.  Il discute des liens et des différences entre ses livres, et s’interroge sur leur portée plus globale.

 

Pages 52 à 70

Une entrevue avec Atom Egoyan :  « Reloger le spectateur ».

L’entrevue reproduit en quelque sorte un aller et retour (histoire-évolution-espace-temps), allant de ses films jusqu’aux citations visuelles puisées chez Jeff Wall ou Bill Viola qui les instruisent.  Egoyan est connu pour ses huit longs métrages qu’il a réalisés au cours des quinze dernières années.  Son travail comme artiste visuel ne se limite pas au cinéma.  Il a produit plusieurs installations et un projet est prévu au Musée d’art contemporain de Montréal à l’été 2002.

 

Pages 73 à 106

Un regard sur les deux derniers films de Michael Snow :  « Preludes » et « The Living Room ».  Entre Lewis Carroll et Tex Avery, entre le théâtre filmé et la technologie de pointe, entre la science-fiction et la manipulation génétique, « The Living Room » ne transforme pas la réalité, mais nous présente plutôt la réalité transformée, une métamorphose perpétuelle.

 

Sharon Lockhart :  « From Form to Flux », « De la forme à la fluctuation ».

La manière dont le spectateur gère son attention au moment où il entre en contact avec une œuvre d’art demeure une des zones les moins discutées et comprises au sein de l’histoire et de la critique d’art.  Que voit-il en premier, et en dernier ?  Que se passe-t-il entre-temps?

Des questions deviennent urgentes et pressantes, que nous soyons prêts à y répondre ou non, selon Sharon Lockhart.

 

Pages 108 à 127

Nœuds contemporains :  la vidéographie de Manon Labrecque.

Son œuvre s’inscrit dans la « Mouvance de l’image ».  Elle explore et travaille la temporalité de l’image électronique en étudiant le déplacement, le passage, le changement de position, le tressaillement, l’agitation, la migration.

On dissèque l’œuvre de Manon Labrecque, on l’étudie à la loupe!

Le travail de la limite, les dérèglements du cadre, l’hystérie et la dépression.

 

Pages 128 à 135

Jaki Irvine :  Metamorphoses and Becomings.

 

Pages 136 à 146

« Fictional Community », un article en anglais de Hans Haacke, New York, (Avril 2001).

La réponse de Michael Hirsch, Muenster, Mai 2001.  « Political art versus democratic political procedure ? »

 

Suggestions de livres et revues, synthèse et aperçu du contenu.

 

Bonne lecture !

 

Francine Charrette

Club-Culture

 

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