

NATIONAL GEOGRAPHIC
(France)
Août
2003
Les
premières pages vous font découvrir Rocamadour, un endroit de pèlerinages, des
ascenseurs reliant les sanctuaires au château, des chemins de croix.
La
conservation : la grenouille
Goliath qui vit le long des rivières isolées dans les forêts du Cameroun et de
Guinée aujourd’hui sérieusement menacées de disparaître.
Un
oiseau de mer tropical, la frégate, ne se pose jamais sur l’eau car ses plumes
ne sont pas imperméables.
Comment
regardons-nous la télévision ? Nos yeux
captent en priorité les objets mobiles, les couleurs vives, ils sont attirés
par les angles aigus et les couleurs contrastées.
Pages 2
à 23
L’Amazonie,
un reportage et des photos magnifiques.
Des Indiens Kanamari participent à l’expédition de Sydney Possuelo.
Perdu
dans l’ouest du Brésil, le bassin de l’Itaquai est resté vierge, à la
différence de régions plus accessibles de l’Amazonie, pillées par cinq cents
ans de conquêtes et d’épidémies.
Aujourd’hui,
Sydney Possuelo poursuit sa mission de protection et de sauvetage.
Ce
reportage nous introduit dans le territoire des Flecheiros.
Construction
d’une pirogue.
Les
indigènes sont les meilleurs conservateurs qui soient.
Pages 24
à 33
La
Guyane et ses citoyens. La Guyane et
son avenir ? La Guyane, un pays oublié,
des populations oubliées et désoeuvrées.
Citoyens
Français, les Wayana de Guyane vivent de la chasse, de la pêche, mais aussi
désormais du RMI. Ils perdent petit à
petit leur indépendante, leur autonomie, leur mode de vie, leur culture et deviennent
dépendants.
Bordé
par le Brésil et le Surinam.
Les
oloks, couronnes majestueuses sont désormais dans des boîtes avec des voules de
naphtaline, le kalimbé fait place aux marques, les danses traditionnelles font
place aux DJ amateurs. Aujourd’hui, la
France abandonne ce peuple fier petit à petit et laisse des jeunes entre deux
civilisations…des descendants des Noirs Marrons, esclaves africains y
séjournent sans papiers. Ils ont fui
l’ex-Guyane hollandaise (le Surinam actuel).
Les manuels scolaires et les professeurs présentent le même enseignement
dans les arrondissements de Paris. Quel
rapport ?
Les
adolescents se réfugient dans l’herbe, le crack ou l’alcool. Les eaux sont polluées par des exploitations
sauvages où le mercure atteint des degrés de concentration alarmants. Beaucoup de laisser-aller, de corruption et
de fraudes depuis 25 ans. Des
équipements de bas, une hygiène de base, des spécialistes dans tous les
domaines sociaux manquent terriblement.
Pages 34
à 59
Le
désert le plus aride du monde, le désert d’Atacama. Un repos aux morts et un espoir aux vivants.
Une
vapeur d’origine volcanique rappelle que le soulèvement des Andes se poursuit
encore aujourd’hui. La cordillère gagne
environ 2,5cm par siècle.
San
Pedro de Atacama abrite des momies millénaires mais ce village est aussi le
point de départ pour le désert.
1 000 km
à partir de la frontière sud du Pérou.
Il va de la mince corniche côtière aux pampas (Pérou, Bolivie,
Argentine, Uruguay, Paraguay, Andes).
Dans ce désert absolu et aride, rien ne pourrit. On y élève des lamas et des alpagas, on
cultive la terre à certains endroits où, grâce à l’eau des torrents alimentés
par la fonte des neiges, les Indiens Aymara et Atacama survivent….
Arica,
Iquique et Antofagasta – fleurissent des centres commerciaux avec cinémas et
salles de bowling. Chaque été, la plage
d’Arica est le rendez-vous privilégié de milliers de vacanciers.
Des
mines à ciel ouvert polluent rapidement la nappe phréatique…Pour combien de
temps encore, ces nouvelles villes prospères pourront-elles survivre ?
Des
mines de toutes sortes où les ouvriers vivent près au point qu’ils respirent
l’air chargé d’arsenic et de nombreuses autres substances toxiques. Le désert possède également une richesse,
celle de la pharmacopée….le rica-rica, les chanares, les algarrobos et la
chicha.
Pages 60
à 83
Archipel
sauvage en Alaska. Un refuge protégé,
l’Île Kiska. Des biologistes étudient
l’impact qu’ont eu les rats, arrivés en même temps que les soldats sur une
colonie d’algues.
Dans la
mer de Béring – Bogoslof.
Ce
Refuge national de la faune marine de l’Alaska est un archipel essentiellement
vertical et encroûté de guano, qui comprend 2 500 îles, des falaises et des
affleurements, sans compter vingt volcans en activité.
Cet
endroit s’étend dans les îles Aléoutiennes, tout près de la Russie. Les Aléoutiennes séparent deux des
écosystèmes marins les plus riches de la planète : ceux du Pacifique Nord et de la mer de
Béring.
Une fois
encore des espèces sont dangereusement en voie de disparition à cause du fort
taux de DDT et de PCB dans les animaux restants. Les orques sont un problème majeur ainsi que l’absence de harengs
– poisson gras – qui a disparu, laissant la place au goberge – très faible en
gras….
Une
chute de 80 % des lions de mer de Steller, des loutres de mer etc….
Réapparition
de la bernache du Canada…
Pages 84
à 101
Une cité
royale Maya retrouvée.Piedras Negras, un site où de nouvelles découvertes ont
été mises à jour. Houston, spécialiste
archéologue et expert en glyphes est parvenu à dater presque tous les objets
mis au jour sur place. Une culture qui
s’est éteinte non pas à cause de la sécheresse mais à cause de la disparition
de la cour royale et de l’érosion de la foi publique dans la hiérarchie.
Au
Zimbabwé, la femme blanche de la troisième génération a choisi et prend
congé. Presque tous les fermiers blancs
ont fait de même pour rester en vie et permettre à une population fière de
reprendre leurs terres, leurs richesses, leurs modes de vie, leurs traditions,
leurs langues. L’étau de la faim et des
injustices se resserrant, les partisans de Mugabe n’ont pas manqué d’exploiter
la situation en empêchant la distribution d’aide alimentaire des régions
favorables à l’opposition. Jeremy et
Janet Slby reviennent sur leur terre.
Saisie arbitrairement elle appartient désormais à un militaire et à un
fonctionnaire qui ignorent tout de l’agriculture…..Le cycle recommence…mais
cette fois, il est noir…..Les 200 000 Noirs qui ont bénéficié de la réforme ne
sont pas mieux lotis qu’avant. Ils
n’ont rien à planter, aucun engrais….
Rhodésie
autrefois, huit années de guerre civile, les Britanniques financent le
programme de redistribution volontaire des terres agricoles. Toutefois, un
certain nombre de ces exploitations furent données, non pas à des paysans sans
terre comme le stipulait l’accord conclu avec les Britanniques, mais à des
partisans de Robert Mugabe. Vingt ans
après l’indépendance, environ quatre cinquièmes des fermiers blancs vivaient
sur des terres qu’ils avaient achetées après le refus de l’État d’en faire
l’acquisition pour les restituer à la population noire.
La
famine guette l’Afrique du Sud…..
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture