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5e album et le quatrième dans la
série Quinquim-La-Flotte.
Collection « Zone convective »
Les 400 coups
Auteur :
Luis Neves
BD
56 pages
ISBN :
2-922-10325-0
Prix :
14,95$
Quinquim-La-Flotte se rend en Amérique latine
et y est confronté au régime totalitaire en place. L’exploitation des paysans producteurs des grains de café, la
domination des indiens et le trafic des enfants sont la toile de fond de cette
aventure.
Noir et blanc, cet aventurier aux allures
révolutionnaires reçoit un appel de Pépém un compagnon des nuits désoeuvrées de
la Skala…Il lui remet une cassette d’un ami, Juan Perez sur le travail des
enfants dans les pays du sud – l’esclavage d’enfants.
Il se rend à El Progreso, capitale de la
république du Nuevo Rico.
Un coup monté par la police militaire le mène
tout droit dans une prison. Il s’évade
– non sans l’aide de policiers mafieux et fait la rencontre d’une vieille amie,
Mariké. « Le régime fait la guerre
pour camoufler ce qui se passe dans le pays.
La vie est devenue impossible….Le tiers monde est encore plus pauvre
aujourd’hui qu’il y a vingt ans. »
Dans les plantations de café Mariké et Quinquim
rencontrent des enfants à peine âgés de cinq ou six ans qui se rendaient au
travail, privés de leurs droits, exploités comme des esclaves.
C’est là que tout se passe, à la plantation du
seigneur Hermano y Castillo.
Ils déjoueront les plans d’un trafic d’enfants
pour enrichir les réseaux de pédophilie ou le commerce international
d’organes. Mais cette histoire ne s’arrête
pas là. À son retour à Montréal,
Quinquim se rend compte que le problème est beaucoup plus vaste qu’il ne
paraît. Le combat est loin d’être
terminé !
Mais que peut faire Quinquim et ses amis devant
cette misère ?
Trop, c’est trop! « refuser ce monde où l’on torture les enfants. »
Une BD réaliste. Luis Neves dénonce encore une fois un aspect morbide de la
société : les barbaries de
trafiquants, complices des pires crimes qu’on puisse imaginer, ceux d’abus
d’enfants innocents.
Une BD engagée.
Il possède un style qui lui est propre. Lignes et contours prédominents, atmosphères
et tensions – approches de dessins comme des négatifs…..
Ses textes ont du mordant, des dialogues
percutants. Une histoire intelligente
et bien ficelée.
Aujourd’hui, nous sommes passés de l’esclavage
noir – à l’esclavage des pauvres démunis, surtout celui d’enfants innocents.
À lire !
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