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(biographie)
Les
Éditions de l’Homme
Auteure : Karen Molson
512
pages
ISBN : 2-7619-1680-8
Prix : 29,95$
Plus
qu’une histoire, celle de la famille Molson est intimement liée à celle du
Québec et du Canada. John Molson père
fut un visionnaire et un bâtisseur acharné, doté d’un sens des affaires
exceptionnel. C’est en 1782, à l’âge de
18 ans qu’il mît pieds à Montréal. Il
quittait famille et biens, sentant qu’il devait construire son avenir ailleurs
et pourquoi pas au Canada ? Ses parents
étant morts alors qu’il n’avait que 8 ans, il fut pris en charge par ses
grands-parents. À 21 ans, il demande à
son avocat de vendre ses biens en Angleterre pour financer sa brasserie…..
Déterminé
à devenir propriétaire et le premier à fabriquer une brasserie, dès son arrivée
à Montréal il est étonné de découvrir que les fermiers semblaient ignorer
certaines pratiques agricoles répandues partout en Angleterre : rotation des cultures et aucune fabrique de
beurre et fromage. À l’est des faubourgs,
les gens jetaient leur fumier par pleines charrettes dans le fleuve. Il entreprend la construction d’une petite
brasserie en s’assurant l’aide de l’exécuteur testamentaire en Angleterre.
C’est
en 1786 que John Molson fait la rencontre de Sarah Vaughan. Elle devient la bonne, puis la
maîtresse. Ils auront trois garçons et
ils ne se marieront qu’après 10 ans de concubinage en 1801.
Une
famille remarquable et au cours des sept générations qui se sont succédées
depuis l’arrivée de John Molson père au Canada, les Molson ont su d’adapter à
d’innombrables situations et profiter des occasions qui leur étaient offertes,
tout en connaissant leur lot de succès personnels et de tragédies intimes.
Dès
1786, John note que s’il voulait que sa brasserie devienne prospère, il lui
fallait augmenter sa production et acheter de meilleurs équipements et surtout
de plus imposants. À la fin de 1789,
John entreprend une troisième expansion et en un an, ses ventes de toutes
sortes de bières et d’ale étaient passées de 11 000 gallons à plus de 30 000.
Vers
les années 1794, John Molson était propriétaire terrien, possédait une
brasserie florissante, il fait le commerce du bois, possède des terres de
culture, il prête de l’argent et sa petite famille grandit. En huit ans, il a augmenté les ventes de la
brasserie et sa production de près de 800%.
En même temps il devient grand maître de la toute nouvelle loge Saint-Paul – l’ordre maçonnique. Il fait partie de la poignée de magistrats et de la douzaine de préfets de police de Montréal et il crée sa propre banque : Canada Banking Company. Jusqu’en 1807, la brasserie Molson n’avait pratiquement pas de concurrence. James Mason Goddard ouvrit ce qui s’appela plus tard la brasserie Black Horse, juste en face du dépôt de bois King’s Wood.
Il
veut développer également le transport maritime et il décide de construire des
bateaux vapeur et pour couper le coût de fabrication, il construisit sa propre
petite fonderie à côté de son entrepôt de bois afin de pouvoir fabriquer certains
outils ou certaines pièces de moteur sur place et selon ses
spécifications. Les bateaux ont
toujours intéressé les descendants Molson.
En
1796, Molson père supervisait un cinquième agrandissement et sous la direction
des deux aînés (Thomas et John Junior) la brasserie produisit 75 000 gallons
d’ale et de bière durant l’hiver de 1810-1811.
Pour
garder la fortune et les affaires dans la famille, les fils de John marient
leur cousine d’Angleterre : Mary
Anne et Martha.
1816
voit apparaître le « Mansion House Hotel », le plus bel hôtel jamais
construit à Montréal. Il appartient à
John Molson père….
Il
fut l’un des instigateurs de la construction de l’Hôpital général de Montréal
en 1821.
La
famille Molson fut également active dans la construction du chemin de fer
réunissant l’Est et l’Ouest du pays.
Le 31 décembre 1836, le vieux patriarche s’éteignait. Les années 1820 ont vu apparaître le
choléra, l’année 1837, la rébellion. En
1847, à 21 ans, John HR devient le seul
propriétaire de la brasserie Molson.
Et
c’est ainsi que les affaires se multiplient.
La lignée se perpétue, et avec, les problèmes de succession.
En
1883 Montréal connut son premier carnaval d’hiver et en 1885 sa pire inondation
en même temps qu’une épidémie de variole.
En 1925, la Banque Molson fusionnait avec la Banque de Montréal…..
En
1927 la prohibition prit fin et la production de la brasserie Molson passa à
sept millions et demi de gallons. Au
début de l’année 1929, Molson détenait 32p.100 du marché de la bière au Québec
et en Ontario, les ventes approchaient les 3 million de gallons.
Philanthrope,
la famille Molson remit une somme de 900 000 dollars au Conseil des Arts du
Canada pour créer les prix Molson. Les
enfants ont également souscrits à des œuvres pour la santé, bien-être, de
l’éducation et du développement social.
Je
ne vous ai souligné que quelques dates, je n’ai relevé que quelques événements
mais il y a beaucoup plus, vous le comprendrez. Ce sont 520 pages d’une histoire unique, d’une famille et d’une
marque de commerce qui ne cesse de poser ses jalons dans notre univers social,
politique et artistique. Je vous invite
donc à lire cette œuvre biographique écrite par Karen Molson (septième
génération des Molson Canada). Ancienne
libraire indépendante, elle a publié des nouvelles de fiction. Elle vit et travaille sur sa ferme dans les
Highlands de Lanark en Ontario.
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture