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MARIE QUATDOIGTS

MARIE QUATDOIGTS

 

Québec Amérique Jeunesse

Auteur :  Roger Des Roches

Illustrations :  Carl Pelletier

 

Roman jeunesse

156 pages

ISBN :  2-7644-0167-1

 

Prix :  8,95$

 

Roman sur la tolérance, la différence, l’amitié, l’estime de soi pour de jeunes adolescents.  Leur milieu :  l’école.

 

Synopsis

Marie n’a pas d’amis.  Elle est plutôt le souffre-douleur de Pinotte, le petit dur de l’école, qui ne manque aucune occasion, depuis des années, de se moquer d’elle et de lui rendre la vie infernale.

Pourquoi ?  Parce qu’elle est un petit peu différente des autres….Personne ne veut d’elle ?  D’accord !  Marie s’arrangera toute seule !  Voilà pourquoi elle doute un peu, au départ, des intentions de ce garçon qui vient s’asseoir à sa table dans la cafétéria.  Mais une première amitié sincère naîtra et Marie pourra enfin partager avec Robert son plus grand secret :  les catacombes sous l’école !

 

 

Jean-Yves Pinaud dit « Pinotte », le « tof » le caïd de l’école, fait passer un test à Robert Dumas avant d’entrer dans le clan.  Il doit aller s’asseoir à la même table que cette fille aux quatdoigts…..

Elle s’appelle Marie Gadouas et son surnom est Marie Quatdoigts.  Elle l’a vu venir avec ses yeux de chats.  Ce Robert est à la solde de Pinotte et elle le sait.

 

À cause de sa différence, elle est mise à part, on chuchotte dans son dos, on la bouscule, on l’intimide, on l’insulte……Elle n’a que quatre doigts à chaque main.  Un handicap qu’elle doit supporter surtout depuis qu’elle est à la maternelle avec des enfants dits « normaux ».

Intelligente, vive d’esprit, Marie a développé des anti-corps pour contrer la méchanceté de ses semblables, tous des abrutis….L’indifférence, la force, la ruse, le doute se sont infiltrés petit à petit pour devenir des armures.

Dans cette histoire, tout est possible, tous les personnages apprennent de leurs erreurs….Il s’agit d’un peu de compréhension, d’un peu de communication et d’un peu de générosité.

 

Dès qu’il se présente à sa table, Marie ne laisse aucune chance à Robert et le désarçconne immédiatement.  Elle lui déballe tout sur elle :  sa mère la chocolatière, son rêve de devenir spéléologue ou archéologue, sa passion pour les chats, son adoration pour les brocolis……

Elle parle et parle comme si c’était la première fois qu’elle s’adresse à quelqu’un de son âge.  Elle raconte ses peurs, ses angoisses, sa rage, sa solitude.  Le débit est stupéfiant mais en même temps, Marie se dévoile.  Elle s’exprime avec aisance et son sens de l’humour est tranchant comme une lame de rasoir.  Elle se défend très bien ! 

 

L’auteur nous amène dans l’univers intime de Robert par le truchement de son journal.  C’est là que Robert se pose des questions, analyse son comportement et celui des autres qui l’entoure, il identifie les problèmes, prend des décisions importantes, etc…

Vous aimerez la complicité entre Marie et Robert !

 

« Depuis que tu étais absent de l’école, je mangeais toute seule comme c’était mon habitude avant qu’on devienne amis.  Ce jour-là, seule à ma table, je commençais à peine mon sandwich quand j’ai entendu un gros rire gras qui venait de l’autre côté de la cafétéria….Pour la premiêre fois, ça m’a fait drôle de constater qu’un autre élève subissait le même sort que celui qui était le mien depuis si longtemps. »

 

Une écriture faite de nuances, de raffinements, de subtilités sans oublier l’ironie. À travers le discours de Marie, nous percevons une souffrance à l’état pur.  On retient son souffle, du début à la fin, parce qu’entre les lignes, il y a tout un monde de sous-entendus.  Une surprise de taille nous attend sans que nous ayions le moindre soupçon !

 

Ouvrez ce livre et savourez le suspense.

 

Roger Des Roches est avant tout poète et il a publié de nombreux recueils de poèmes.  Il est aussi romancier et typographe.  C’est pour les élèves de la classe d’Ève, sa fille, qu’il a d’abord écrit, sous forme de feuilleton hebdomadaire, son premier roman jeunesse « Marie Quatdoigts ».

 

Un très beau récit !  Palpitant jusqu’au dernier mot….

 

Bonne lecture !

Francine Charrette

Club-Culture