LA TROP BELLE MORT

LA TROP BELLE MORT

Jean-Pierre Martel

 

Tryptique

Roman/fiction

234 pages

Un disque compact (une musique de Philippe Leduc)

Prix :  25$

 

La mort de PPéladeau, le géant de Quebecor, en a surpris plus d’un.  PJ en est un de ceux pour qui, la mort subite de Pierre Péladeau soulève beaucoup de questions.  C’est la quête éperdue de cet ex-typographe du Journal de Montréal, envoûté par la forte personnalité du fondateur de Quebecor, tentant d’élucider le mystère de sa trop belle mort, trop naturelle à son goût.  Il fabule, imagine, transpose, interprète à sa façon, le événements qui pourraient indiquer des chemins à prendre.

 

Complètement abasourdi par cette disparition, notre héros traverse l’Amérique sur les traces estompées, parfois étranges, du plus grand self-made-man de l’histoire québécoise.  PJ fait surtout appel aux voix de la fiction et de l’imaginaire débordant et excessif pour l’aider à tirer cette affaire au clair.

 

Car seule la littérature, à ses yeux, contient toutes les vérités…

 

Quelles vérités ?  Énigmatique, secret, la vie tumultueuse de PPéladeau a fait couler beaucoup d’encre.  Sa propension pour le pouvoir, son appétit du contrôle, en fait un personnage plus gros que nature.  Son Empire, créé de ses mains, ne laisse personne indifférent.  PJ est subjugué, hypnotisé par l’homme et par son œuvre.

 

On ne sait trop où il va ni ce qu’il veut.  Il nous entraîne dans sa folie parfois démesurée.  Son histoire se tisse tout doucement, se perd dans des coins obscurs de sa pensée troublée.  Il part sur un sujet, élabore une idée, se perd en cours de route, revient au sujet, se répète en longueur tant et tant qu’il nous semble aller nulle part et partout à la fois.  Nathalie, son amie de cœur, devient le point d’encrage mais encore là, à certains moments, elle bascule entre la réalité quotidienne et l’irréel, comme un rêve, un désir, une passion. 

Il a certainement du vocabulaire ce monsieur Jean-Pierre Martel.  Mais les mots ne suffisent pas…..

Un livre étrange, une histoire de funambule, une expérience originale d’un lecteur qui accompagne PJ.  Nous pénétrons dans le cerveau d’un homme en errance.

 

À la fin, l’auteur nous présente une pièce de théâtre intitulée :  ZYGUTIES (Pierre-Jean Massé) et la 77e idylle abracadabrante de Johnny Cub.

 

Le CD, une musique de Philippe Leduc

« Je suis si bien dans les airs…Moi j’suis, moi j’suis funambule….Je vis entre ciel et terre……entre ciel et terre…..sur mon fil de fer….J’ai appris à aimer en déployant mes ailes…. »

Une musique de cirque, une musique tout à fait appropriée pour l’imaginaire !

 

Bonne lecture !

Francine Charette

Club-Culture