
(français)
Avril
2002
Prix : 9,95$
Pages
18 à 35
L’Argentine,
un pays à genoux.
Un
pays qui fut un modèle économique pour won continent traverse depuis la fin de
l’année 2001 une crise d’une ampleur inégalée.
Retour sur les causes historiques, géographiques et identitaires d’un
tel naufrage
1)
Géographie : un facteur
d’isolement et de déséquilibre
2)
Société : une nation de
pionniers à majorité européenne
3)
Histoire : la série noire
des rendez-vous manqués
4)
Culture : le dernier
rempart contre le chaos ?
Des
villes tentaculaires et une Patagonie vide : origines et répartition de la population, principales communautés
étrangères et les frontières.
Une
spirale de désastres politiques et de faillites économiques.
Pages
38 à 46
Un
hommage au grand photographe que fut Ferrero, disparu en 2000, à l’âge de 50
ans. Photos souvenirs….
Pages
49 à 57
Un
reportage sur les bagnards de Nosy Lava sur une île près de Madagascar,
oubliés. Condamnés à de courtes peines,
ils auraient dû être libérés depuis un quart de siècle. Pourtant, ces hommes croupissent toujours
sur l’île du bagne de Nosy lava, au large de Madagascar. Dans l’indifférence la plus totale. Ils ne peuvent se sauver car les requins
sont les meilleurs gardiens de ces lieux.
Un
bagne construit par les Français en 1911, encore en activité aujourd’hui.
Les
condamnés continuent de manger piètrement et dormir à même le sol, comme des
bêtes.
Pages
58 à 68
Après
les Innus du Canada, le deuxième volet de la série sur les peuples autochtones
s’ouvre sur les Tatars de Crimée.
Déporté en Ouzbékistan en 1944 par Staline, le « peuple puni »
est de retour sur sa terre depuis 1989.
Elle est sous la tutelle de l’Ukraine, indépendante depuis 1991. Ces Tatars musulmans - 300 000 -reviennent s’y installer avec 1,6
millions de Russes, 600 000 Ukariniens.
Des
conflits inter-ethniques émergent….Mustapha Djemilev, l’irréductible leader
tatar de 58 ans a résisté à seize années de prison et de goulag, entrecoupées
de grèves de la faim. Il est le héros
vivant des Tatars de Crimée. Son
intelligence et sa force ont résisté au totalitarisme et à l’intimidation. Une guerre civile plane !
Pages
70 à 76
Le
parc Kruger, en Afrique du Sud est en état d’urgence. La sécheresse a eu raison du fleuve Luvuvhu. On assiste à l’agonie des animaux
assoiffés. Ils se battent pour des
gouttes d’eau. Les crocodiles sèment la
terreur pour préserver leur dernière mare d’eau boueuse – le marigot.
Pages
80 à 122
Hommage
au Portugal. Une harmonie de couleurs,
de lumières et d’images. Porto qui
retrouve son éclat, les paysans fraternels du Sud, et les enfants d’émigrés qui
reviennent au pays.
Panorama,
génération à Lisbonne, voyage à l’Alentejo, une économie qui a trouvé son
équilibre, un dépliant et des chiffres-clefs d’un pays en pleine croissance, le
renouveau avec la métamorphose de Porto, la capitale du Nord.
Portraits
d’émigrés revenus au pays racontent leur histoire et le magazine de l’actualité
politique, économique, culturelle et sportive.
Le
Sud intérieur, rural, immense est à l’écart.
Alvito, bâtie dans le style mudéjar, rappelle que l’Alentejo a connu
cinq siècles de présence arabo-berbère.
C’est aussi la région la plus vide du pays. Métrola, un ancien carrefour commercial qui a vu défiler
phéniciens, romains et maures, aujourd’hui une superbe ville-musée assoupie au
soleil.
Pages
126 à 154
La
série photographique (grand-angle / panoramique) continue avec les châteaux de
la Loire. Des photos superbes.
Des
châteaux qui retracent l’histoire ancienne et qui furent le théâtre de passions
multiples. Neuf châteaux de guerre,
démolis ou restaurés.
Pages
156 à 168
Un
bout de l’histoire, « haines, amours et passions, souvenirs et
regrets »
1954
– 2002, le long chemin des Harkis pendant la guerre d’Algérie. Ils étaient les auxiliaires musulmans de
l’armée française. À l’indépendance, en
1962, une minorité a pu gagner la métropole et fut parquée dans des camps. Les autres ont été massacrés en Algérie par
un gouvernement en colère, ennemis de la France. Retour sur une mémoire et une identité enfouies.
Sept
ans et quelques centaines de milliers de morts plus tard….Les gagnants
perdirent; dérision.
Après
plus de 120 ans de colonialisme Français, les « harkis » se
racontent….Ils ont été recrutés parmi les fellahs du bled, pauvres, affamés,
analphabètes, privés de bonnes terres et qu’une loi votée en 1908 par le
gouvernement au pouvoir supprimait l’instruction primaire des indigènes. Privés de la majeure partie des droits
civils et de la totalité des libertés publiques jusqu’en 1947 – citoyenneté
sous haute surveillance….
Quarante
ans après, que sont devenus les « harkis » et leurs descendants ?
Pages
170 à 175
Suggestions
de livres : »L’Art de marcher » par Rebecca Solnit – essai.
Un
récit : « Terres
mortes » par André Chevrillon, un livre culte sur l’Egypte ancienne.
Une
géographie intimiste et sentimentale :
chroniques « Besoin de province » par Gérard Bonal.
La
musique vous invite à redécouvrir Salif Keita dans son nouvel album, le prince
des chanteurs maliens renoue avec la pureté de ses débuts : « MOFFOU » sur étiquette Universal
Music.
Multimedia : l’Afrique australe version française, une
approche vivante et très documentée d’une Afrique extrême.
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture