

Texte
de Yukio Tsuchiya
Illustrations : Bruce Roberts
COLLECTION
« CARRÉ BLANC »
Les
400 coups
32
pages
ISBN : 2-89540-006-7
Prix : 12,95$
En
1943, le monde était en guerre. Des
bombes tombaient tous les jours sur la ville de Tokyo, au Japon. L’armée japonaise craignait que des bombes
frappent le jardin zoologique de Ueno et que des animaux sauvages s’en
échappent, mettant ainsi la population en danger. L’armée donna donc l’ordre aux gardiens de tuer tous les gros
animaux. Malgré leur tristesse, les
gardiens obéirent. Les lions, les
tigres, les léopards, les ours et les grands serpents périrent les
premiers. Le livre de Yukio Tsuchiya
raconte l’histoire triste et véridique de ce qui s’est passé quand ce fut au
tour des éléphants de mourir.
Aujourd’hui,
dans le même zoo, un monument se dresse à l’endroit où sont enterrés tous les
animaux. Des milliers d’enfants le
visitent chaque année et y déposent des grues de papier pour honorer les âmes
des animaux. Des millions d’autres
enfants connaissent l’histoire des fidèles éléphants, qui est lue chaque année
à la radio japonaise, le 15 août et qui constitue un message d’espoir pour une
paix durable.
Je
ne connaissais pas cette tragique et émouvante histoire du zoo Ueno, spécialement
celles de John, Tonky et Wanly, trois magnifiques éléphants (on cessa de les
nourrir et de leur donner à boire. Ils
agonisèrent et moururent dans des conditions affreuses).
Pour
contrer la violence et l’abominable, les dessins sont d’une simplicité
empreintes de tendresse et d’amour.
Poète, critique et auteur de livres pour enfants. Son histoire des fidèles éléphants circule au Japon depuis 1951. Il est mort le 3 juillet 1999 à l’âge vénérable de 95 ans. Il espérait toujours que son histoire aiderait les enfants à rendre notre monde plus agréable, avec amour et paix, et à réaliser la folie de toutes les guerres.
Quant
à Bruce Roberts, il est un artiste montréalais ayant fait de nombreuses
expositions et dont l’expression navigue entre le pinceau et le crayon,
suspendu entre le tragique et le comique en passant par le lyrique. Sa gestuelle spontanée témoigne à la fois de
son expérience d’enfant et de l’innocence de l’adulte. Il souhaite un jour faire un voyage au
Japon.
Il
faut s’attarder à cette histoire et l’intégrer dans la tradition du conte pour
ne jamais oublier l’atrocité des guerres et leurs conséquences qui se
prolongent à travers les générations futures.
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture