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UN
PETIT BLEU BOURGOGNE
(romans
brefs)
Éditions
L’effet pourpre
Auteur : Sylvain Houde
L’Odyssée
de l’Extase », « Caxton », « Petite Histoire du
Malin », « Un petit bleu bourgogne (version remix 2000),
« J’aimerai jamais mieux que tu t’en ailles, J’aimerai toujours mieux que
tu restes, Même quand je te dirai de foutre le camp, ça voudra malgré tout dire
que j’aime mieux que tu restes »
Et,
finalement, l’auteur explique ce qu’est pour lui, le roman bref….
Ce
sont des histoires policières - un mélange de suspense et fiction -
Chaque
histoire est minutieusement développée.
Approche inusitée.
L’histoire
du Malin ce sont des phrases courtes, des idées et des images successives,
numérotées de 1 à 666. Faisant allusion
à la « conscience ». Un
suicide évité de justesse qui lui donnera rendez-vous une autre fois peut-être.
Des
histoires lugubres, des personnages ténébreux et torturés, nocturnes, parmi les
anges de la nuit. La dernière histoire
présente un personnage féminin qui pue, recouverte de détritus et de boue. Elle a disjoncté, elle vit dans sa
folie. Une itinérante vivant dans ses
sacs de poubelles. Elle fera la
rencontre d’un homme tout aussi particulier.
Il y a lui Harry et Le Chien.
Pris de tendresse et de curiosité, il l’invite chez lui. Il lui offre un sandwich et une bière, elle
prend un bain pour se décrotter. Ce
faisant, elle lui montre des bouts de papiers sur lesquels est écrit sa vie,
l’histoire de Deborah, écrite à la « punk », une poésie qui frappe,
qui blesse, des mots tranchants, crus, corrosifs, qui égratignent les
tripes. Rien ne laisse présager
l’épouvante réalité d’une fillette de 9 ans retrouvée sans vie, rue Notre-Dame,
elle s’appelait Deborah.
Des
histoires en forme de bulles, de portraits, d’instantanés, du
« reel » en écriture….
L’auteur
écrit d’une façon personnelle, presqu’impulsive. À la fin, il prend le temps de nous expliquer ce qu’est le roman
bref !
« …Une
commodité formelle qui vibre au rythme endiablé de la vie moderne, où l’on n’a
jamais assez de temps, où la brièveté est une vertue et son usage, un pragmatisme. C’est la preuve flagrante du manque de
souffle de l’écriture, c’est bâtard, hybride….. »
Bref,
un peu de tout dans un anticonformisme, une liberté de forme et de style, un
état second poussé par la curiosité, l’inédit et la pulsion. Le résultat donne une écriture dynamique et
un imaginaire débordant.
Intéressant
!
Francine
Charrette
Club-Culture