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LES REFUGES DE PIERRE

LES REFUGES DE PIERRE

De la série « Les enfants de la terre »

No.5

 

Presses de la cité

Auteure :  Jean M. Auel

Traduit par Jacques Martinache

 

647 pages

ISBN :  2-258-05837-6

 

Synopsis

Le long périple d’Ayla et de Jondalar touche à son terme.  Après un voyage épique à travers l’Europe, les deux héros de la grande saga « Les enfants de la terre » arrivent à l’emplacement de la Neuvième Caverne, un camp de l’âge de pierre situé dans ce que l’on appellera de nombreux millénaires plus tard le Périgord.  C’est là que Jondalar retrouve la tribu qui l’a vu naître, et qui se réjouit de son retour.

L’accueil fait à l’étrangère qui l’accompagne est plus mitigé.  Cette femme parle avec un accent curieux et, surtout, est suivie par un loup et deux chevaux sur lesquels elle exerce un pouvoir troublant.  Mais, si la rescapée du Clan étonne les Zelandonii, ceux-ci la surprennent tout autant par leur façon de vivre dans leurs confortables abris-sous-roche et par la splendeur des peintures dont ils ornent leurs grottes.

 

Alors qu’elle donne naissance à un enfant très attendu, la jeune femme prend conscience du rôle qu’elle est appelée à jouer dans la destinée des Zelandonii….

 

Dans ce cinquième volume de sa somptueuse saga pré-historique, Jean Auel puise de nouveau dans ses connaissances scientifiques pour décrire avec son immense talent de conteuse les débuts de l’agriculture et de la domestication des animaux, ainsi que ce tournant dans l’histoire de l’humanité que représenta la maîtrise de la pensée abstraite, du langage et de l’art.

 

Le roman ouvre sur des images attachantes, alors que Jondalar et Ayla atteignent la Neuvième Caverne.  Les Zelandonii se tiennent à l’écart, abasourdies par cette femme qui parlent aux animaux – un loup et deux chevaux…..

C’est Folara qui, la première reconnaît son frère adoré qu’elle surnomme « Jondé ».  Jondalar revient dans son foyer avec Joharran, maintenant grand chef de la tribu, sa mère, Marthona, la grande Zelandoni (chef spirituel), Willomar, Marona (l’ex promise de Jondalar) et une foule d’autres personnages qui sillonnent ces grands espaces.

Comme toutes les tribus rencontrées lors de leur grand voyage, Ayla et Jondalar doivent user de patience et de tolérance avant que tout le monde accepte la femme et les animaux.  Les changements sont lents à s’opérer, il y a beaucoup d’ignorance et de peur.  Ayla devra se prouver digne de pénétrer à l’intérieur d’une grande famille, souvent force de générosité et de compréhension.  Comme toujours, elle observe, enregistre, analyse et mémorise tout ce qu’elle voit et entend….

 

À force de scruter son nouvel environnement elle s’aperçoit que ce peuple est très évolué :  « La création d’art, la représentation d’animaux exprimaient une capacité d’abstraction :  l’aptitude à saisir l’essence d’une chose et à la transformer en un symbole qui remplace cette chose.  Ce symbole qui remplace une chose a aussi une autre forme :  un son, un mot.  Un cerveau capable de penser en termes d’art peut développer au maximum de son potentiel une autre abstraction, d’une importance capitale :  le langage.  Et ce même cerveau capable d’opérer la synthèse entre l’abstraction de l’art et l’abstraction du langage produirait un jour une synergie des deux symboles, une mémoire des mots :  l’écriture. »

 

Nous apprenons également les us et coutumes, les rites d’initiation, et tout un ensemble complexe de règles qui régissent la vie et la mort.  Lors d’une chasse pendant la réunion de l’Été, Ayla observe les chasseurs, les femmes et les enfants, préparer une foule d’objets en se servant de la carcasse des aurochs tués, de la peau jusqu’aux sabots et tendons…..

 

Comme d’habitude, nous pénétrons au cœur de ces ancêtres méconnus et courageux.  L’amour de Jondalar et Ayla se concrétise lors d’une cérémonie des Matrimoniales au camp d’été.

Il y a également des envieux, des hommes et des femmes outragés de voir cette femme déranger leurs habitudes, prendre une place importante au sein de la tribu, recevoir les honneurs que seuls reçoivent des Zelandonis issus directement de la tribu.

 

Ayla et Jondalar rencontrent plusieurs obstacles, ils doivent surmonter les attaques répétées de leurs nouveaux ennemis mais les changements s’opèrent et doucement, une évolution pointe à l’horizon.  Ayla, Jondalar et sa petite fille Jonayla s’apprêtent à vivre une aventure encore plus grande !

Malgré tout, Ayla n’a jamais oublié son fils Durc….Elle a toujours espoir de le revoir un jour.

 

Après quatre romans volumineux et riches de descriptions fascinantes, j’ai entrepris la lecture du cinquième roman de Jane M. Auel avec empressement.  Cependant, je dois avouer que le roman a quelques longueurs et des répétitions dans l’approche descriptive.  Les événements ont des couleurs différentes mais la forme du contenu ne l’est pas.  On connaît la fin et la lecture de ces 646 pages, à certains moments, m’ont paru éternelles.  Mis à part cette constatation, il n’en demeure pas moins que nous apprenons énormément de faits historiques concernant notre histoire et son évolution à travers les générations.

 

Beaucoup d’éléments sont en place pour une suite encore plus excitante !

 

Bonne lecture !

 

Francine Charrette

Club-Culture