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(roman/fiction/hitoire)
EDITIONS ALIRE
Auteur : Guy Gavriel Kay
Traduit
de l’anglais par Hélène Rioux
622
pages
ISBN : 2-922145-50-6 044
Bien qu’ils soient voisins, les pays de l’Arbonne et du Gorhaut semblent aussi différents que le soleil l’est de l’astre de la nuit.
Au
Sud, les oliviers et les vignes de l’Arbonne s’épanouissent alors que les
troubadours célèbrent l’amour courtois, la joie de vivre et la déesse
Rian. Au nord, la terre sombre et
austère du Gorhaut porte un peuple de farouches guerriers qui ne jurent que par
l’épée et adorent Corannos, le dieu mâle.
Gouverné
depuis peu par Adémar, roi cruel, mesquin et despote, le Gorhaut est sur le
point d’envahir l’Arbonne, affaibli par la lutte intestine de deux de ses
principaux ducs, Bertran de Talair et Urté de Miraval, et gouverné par une
femme, Cygne Barbentain.
Face
à l’armée du Gorhaut soutenue par la colère de Corannos, les chances de
l’Arbonne paraissent bien minces. Mais
le pays de l’amour courtois est aussi celui de la magie et des
passions : Béatrice, la prêtresse
aveugle de Rian, son hibou blanc sur l’épaule, et Blaise, un mercenaire
mystérieux venu du nord, se mettre au service de l’Arbonne afin de mieux
contester l’autorité d’Adémar, pourront peut-être infléchir le cours de la
guerre…..
Une
histoire complexe, tortueuse, une épopée riche en surprises où Kay a puisé
minutieusement dans l’histoire ancienne du Moyen-Âge. Un judicieux mélange de magie, de sorcellerie, de traditions
anciennes, de cultures différentes, à travers l’évolution de la chanson, des
ménestrels et des troubadours – journalistes (tradition orale)/ poètes et
musiciens….Une mixture explosive où l’on retrouve toute la gamme de sentiments
humains qui ont forgés notre histoire : amour, haine, passion, désir, amitié, fidélité, jeux politiques,
fêtes foraines, intrigues, guerres……Ceux-là même qui régissent notre univers
depuis des millénaires.
L’histoire
oppose deux clans, celui du Gorhaut (mâles sanguinaires), guerriers éternels. Un peuple où la femme n’est pas considérée
comme un être humain intelligent. Elle
n’est que la reproductrice, la servante qui n’a aucun droit. Elle vit dans le silence, la rigidité et la
servitude du maître.
L’Arbonne
est dirigé par une femme, c’est le matriarcat où règne l’équilibre, la
connaissance, la culture, la poésie, la grâce.
La femme est respectée et libre, elle a accès à l’université. C’est à une femme que revient la
responsabilité de diriger une institution où on y cultive l’amour et son langage
elle s’appelle « Cour d’amour ».
Il
y a également une île mystérieuse, l’île des déesses aux pouvoirs
insoupçonnés. Ces déesses protègent de
leur vie, le caractère religieux et sacré de leur île.
À
travers ce récit nous découvrons également les us et coutumes de l’époque.
Une
œuvre de fiction, une histoire d’amour, digne des plus beaux contes des
« Milles et une Nuit ».
Un
livre extrêmement bien construit, un récit époustouflant, un suspense du début
à la fin.
Kay
a puisé dans une quantité phénoménale d’ouvrages sur l’histoire ancienne dont
« De La Vida du Troubadour Lisseut de Vizet… »
Lisseut,
qui fut l’une des premières et peut-être la plus grande des femmes troubadours
de l’Arbonne, était de bonne naissance, fille d’un marchand d’olives dont les
terres s’étendaient à l’est de la ville côtière de Vézet. De taille moyenne, elle avait les cheveux
bruns et des traits agréables. On
disait d’elle qu’elle était franche et directe dans sa jeunesse et il semble
qu’elle ait conservé ce trait de caractère toute sa vie.
À
l’époque qui suivit la bataille du lac Dierne, quand l’Arbonne fut sauvée du
danger de l’invasion du nord le talent exceptionnel de Lisseut pénétra le
royaume des troubadours et elle se mit à composer ses propres chansons. Sa « Complainte pour la douce musique
disparue » dans laquelle elle pleurait la mort de deux de ses compagnons,
fût sa première et peut-être sa plus célèbre chanson.
Lisseut
entretint toute sa vie une étroite amitié avec le grand roi Blaise du Gorhaut,
de même qu’avec sa première et sa deuxième épouse, et plusieurs sont d’avis que
son « Élégie pour la couronne de tous les rois », écrite à l’époque
de la mort du roi Blaise, est son œuvre la plus accomplie et la plus
émouvante….Lisseut de Vézet ne s’est jamais mariée même si, comme chacun le
sait, elle eut un enfant, Aurélien, qui n’aura sûrement pas besoin d’être
présenté aux personnes qui lisent ou entendent ces mots. De nombreuses légendes ont circulé durant la
vie de Lisseut et après son retour à Rian à propos d’une personne de très
grande renommée qui aurait pu être le père de son fils. Nous n’avons pas l’intention de rapporter
ici ces spéculations oiseuses, mais seulement les vérités pouvant être
confirmées avec quelque certitude après toutes les années passées depuis cette
époque…..
Né en Saskatchewan en 1954, il termine des études en philosophie et en droit. Scénariste de « The Scales of Justice », une série produite par le réseau anglais de Radio-Canada, il publie au milieu des années 80 « La Tapisserie de Fionavar », une trilogie qui devait le hisser au niveau des plus grands. Ont suivi « Tzigane, « Une Chanson pour Arbonne » et « Les Lions d’Al-Rassan », trois romans de fantaisies historiques dont la toile de fond s’inspirait respectivement de l’Italie, de la France et de l’Espagne médiévale.
Traduit
en plus de douze langues, Guy Gavriel Kay a vendu plus d’un million
d’exemplaires de ses livres au Canada et à l’étranger, ce qui en fait l’un des
auteurs canadiens les plus lus de sa génération.
Bonne
lecture !
Francine
Charrette
Club-Culture