Aller simple pour Guantanamo

Aller simple pour Guantanamo

Drame vécu, 95 minutes

Réalisateur : Michael Winterbottom

Distribution : Riz Ahmed, Farhad Harun, Waqar iddiqui, Arfan Usman.

 

Septembre 2001,

Asif Iqbal (Arfan Usman), 20 ans habite Tipton en Angleterre. Sa mère revient d’un voyage au Pakistan, elle lui a trouvé une épouse là-bas. Asif prend donc l’avion pour le Pakistan afin de connaître sa future épouse. Suite à cette rencontre, il accepte donc de se marier et téléphone à ses trois meilleurs amis en Angleterre leur demandant de bien vouloir se rendre sur place afin d’assister à son mariage.

 

Ses amis acceptent tous avec joie, n’étant jamais allé au Pakistan, le tout se présentant comme un voyage de plaisance et de festivités. Ils s’amusent à profusion, magasinages, jeu de foire, visite des mosquées, et comme ils leur restent encore une semaine avant le mariage, ils décident de se rendre jusqu’en Afghanistan qu’ils n’ont jamais visités.

 

Dès leur arrivée à Kaboul, c’est le bombardement par les américains et par le fait même ça devient le début de leurs cauchemars.

 

Ce film véridique, accompagné des témoignages des réels personnages Rahel, Asif et Shafiq, est tout à fait bouleversant. Comment quatre jeunes hommes de 18 à 20 ans ont pu se retrouver mêlés à cette guerre atroce et à cette chasse aux méchants comme le dit si bien George Bush dès le début du film. C’est vraiment l’innocence des innocents, jeunesse oblige !

 

Ils ont vécu pendant 2 ans toutes sortes de souffrances et d’atrocités et sans jamais obtenir aucune excuse de la part des gouvernements, britanniques ou américains. Il y a tellement d’aberrations dans ce récit que ces gouvernements nous apparaissent tout simplement comme des retardés mentaux et sans aucun scrupule.

 

Ce film nous aide à voir plus loin que les apparences, que le bout de son nez, à nous questionner, à comprendre les différences, à nous remettre en question. Il faut cesser ces jugements de valeurs. De voir George Bush discourir sur les valeurs des gens, que ce sont des « bad guys », des méchants, des démons, nous nous demandons dans quel siècle nous sommes ? en 2006 ?….Mais ce qui est encore plus troublant c’est de constater l’inertie des gens devant un débile de la sorte.

 

À voir absolument afin de se conscientiser sur ces abus de pouvoir et ces requins de la finance prêt à tout pour assouvir leur domination.

 

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Sylvie Gauthier

Club Culture